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mardi, mai 8 2012

« Avengers »

Ecouter aussi ma chronique dans l'émission radio « Supplément Week-End » du samedi 5 Mai 2012.

Un film de Joss Whedon, avec Robert Downey Jr., Mark Ruffalo, Chris Evans, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Samuel L. Jackson, Tom Hiddleston, Stellan Skarsgard, Gwyneth Paltrow, Harry Dean Stanton.

Loki, le dieu nordique du mensonge et de la discorde, s'empare d'un cube cosmique détenu par le SHIELD de Nick Fury, afin d'offrir la le monde à une puissance obscure. Cela tombe bien, Fury profite de l'occasion pour monter l'équipe des vengeurs, composée de Iron Man, Captain America, Hulk, Thor, la Veuve Noire et Oeil de Faucon.

Ces super-héros ne seront pas de trop pour lutter contre la menace extra-terrestre, enfin... faudra qu'ils réussissent à s'entendre avant.

Le mastodonte est donc sorti sur grand écran, au terme d'une grosse campagne initiée par le producteur Kevin Feige, depuis 2008 avec le premier « Iron Man » de Jon Favreau. Une campagne qui a tout de même connu quelques couacs sur le plan de la cohérence (les deux « Hulk » qui n'ont jamais pu cohabiter avec les autres films, ou ce choix loufoque de caster l'acteur Chris Evans, interprète de La Torche des « 4 Fantastiques » et de « Captain America »).

« Avengers » constitue désormais une référence dans le cercle fermé des films choraux de super-héros (eh oui, n'en déplaise à certains, il en existe déjà quelques-uns), qui compte également dans ses rangs les trois « X-Men », le surprenant « Mystery Men », « Les Indestructibles » des studios Pixar, et le naze « Les 4 Fantastiques ». Allez, en cherchant bien, on peut aussi nommer les « Star Wars » de la nouvelle trilogie et le dernier « Harry Potter », mais on s'éloigne, on s'éloigne.

Joss Whedon nous concocte donc un cocktail de pas moins de 8 personnages principaux, donc 8 trames à développer : un chiffre record, même si, nous y reviendrons, certains personnages sont plus développés que d'autres. Habitué aux scénarios mettant en scène des groupes (« Buffy », « Firefly »), le réalisateur avait déjà préparé le terrain pour cette chorale, en apposant sa patte sur le casting de certaines productions précédentes (« Thor », « Captain America »).

Sur le plan du spectaculaire, « Avengers » est pour l'instant la quintessence du film de super-héros. La maxime "on en a pour son argent" ne s'est jamais autant appliquée que sur ce film, la production nous assènant un très efficace : "Vous vous faisiez une idée en lisant les comics ? On l'a transposé en live !" Même si le long-métrage de Bryan Singer comporte d'autres qualités, c'est sur ce plan que « X-Men 2 » pêchait : nous n'avons jamais vraiment retrouvé le Wolverine sauvage et enragé des comics, alors qu'il est ici difficile de plus "hulkiser" notre géant vert préféré.

Nous regretterons cependant quelques longueurs (la laborieuse exposition sur le porte-avion) inhérentes aux premiers épisodes de franchises (souvenons-nous de la visite interminable de l'institut Xavier), ainsi que quelques lourdeurs et raccourcis scénaristiques (très drôlement soulignés sur le site de l'excellent Odieux Connard). L'introduction dans le laboratoire du SHIELD peine également à véritablement lancer l'histoire, nous présentant des personnages auxquels il est difficile de s'identifier à ce stade du scénario. Nous passerons rapidement sur la scène de Loki assis à l'arrière de la fourgonnette, qui rappelle plus épisode de « L'Agence tous risques » que l'irruption d'un dieu d'Asgard s'emparant d'une arme cosmique de destruction massive.

Parlons des personnages à présent : c'est bien simple, à une exception près, ils sont tels qu'aperçus individuellement dans leurs films respectifs. Si vous les y avez aimés, vous les apprécierez dans « Avengers », et vice versa. Cap' est égal à lui-même, correct, leader né mais plutôt effacé. Son anti-thèse Thor, même si sa parenté avec Loki le place sur le devant de la scène, ne trouve toujours pas sa place en dehors du royaume d'Asgard, et nous attendons toujours de le voir faire autre chose que jouer au boomerang avec son marteau comme un bourrin. Iron Man est aussi provocateur, imbu de lui-même et fanfaron que dans les deux épisodes réalisés par Jon Favreau, ni plus ni moins cabot, ce qui est en soi une réussite vu son manque de place évident dans ce film de groupe.

Mais étonnamment, ce ne sont pas les personnages que nous attendions qui marquent le plus, mais plutôt ceux que nous n'avions pas vus venir. Le duo formé par la Veuve Noire et Oeil de Faucon apporte finalement une dose d'humanité à laquelle peuvent s'identifier les spectateurs. Le personnage incarné par Jeremy Renner en impose autant en agent du mal qu'en tireur d'élite infaillible et calculateur, tandis que la caution sexy (Scarlett Johansson) est particulièrement soignée par un Joss Whedon affectionnant les héroïnes (Buffy, Faith, River dans « Serenity »), et beaucoup mieux intégrée, crédible, et consistante que sa fade apparition dans « Iron Man 2 ». Mais bien évidemment, c'est Hulk qui frappe en force. A côté de la plaque dans le pourtant très intéressant film d'Ang Lee, et anecdotique dans l'épisode signé Louis Leterrier, le plus célèbre colérique du monde apporte un plus considérable au film : un coeur humain, une puissance défoulatoire propulsant le dernier acte dans la galaxie du "jamais vu", une dimension comique décalée et excessive mais qui passe étonnamment bien, un enjeu scénaristique pourtant encore à peine esquissé par rapport aux comic books, l'"Autre", comme l'appelle Banner, tarde à montrer la couleur de sa papatte mais prouve définitivement que le film est construit autour de lui. Dans ce double rôle, Mark Ruffalo se révèle ultra convaincant : en docteur ventripotent respirant la fragilité et la bonté mais jamais la faiblesse, il apporte une consistance et une crédibilité que n'avaient ni Eric Bana (trop carré) ni Edward Norton (trop chien battu), tandis que sa stature apporte du liant avec une créature verte dangereuse mais joueuse.

Nous attendons avec impatience le prochain épisode, sachant qu'entre les mains du même réalisateur que le premier film, la suite (quelques exemples : « X-Men 2 », « Spider-Man 2 », « Hellboy 2 », « Blade 2 », « The Dark Knight », « Batman Returns ») se révèle bien souvent supérieure car débarrassée des obligatoires présentations d'univers, personnages, et organisations.

lundi, mai 7 2012

Ne l'énervez pas !

En attendant mon article sur le film « Avengers » que je posterai demain, voici pour patienter, un Fan Art en aquarelle reprenant les héros du film de Joss Whedon. Ceci est un écho à une scène du film qui m'a bien fait rire.

vendredi, avril 20 2012

Quizz pré- « Avengers »

Après mes articles sur les films « Thor » et « Captain America », voici un troisième et dernier billet visant à nous préparer avant la sortie du film « Avengers » dans nos salles dans quelques jours. Je vous propose aujourd'hui un petit quizz, dont l'intitulé est "Vengeurs, mais pas que, avec des pièges". Il vaut mieux être un amateur de comics pour pouvoir répondre. Les réponses portent sur la mythologie des super-héros Marvels et des vengeurs en particulier, mais pas que. Attention, comme son nom l'indique, il y a des pièges. L'équipe du « Supplément Week-End » y a déjà joué dans l'émission du samedi 14 avril 2012.

Vous pouvez participer en postant des commentaires. Bien sûr, pour jouer le jeu, mieux vaut ne pas lire les réponses des autres avant de répondre. C'est parti !

1/ Pour m'adapter sur grand écran, mes producteurs sont allés chercher un réalisateur qui avait suspendu en l'air des nanas avec des épées.

2/ Je suis un jeune vieux chnoc réac', mais avec des muscles.

3/ Mes cons de ravisseurs m'ont aidé à m'échapper d'une grotte en me donnant de quoi fabriquer des missiles.

4/ On parle de moi dans des livres, mais en fait j'existe vraiment, et je ne m'entends pas trop avec mon frère.

5/ Je suis un savant, et moi aussi je me transforme en gros machin.

6/ J'ai une arme mais là où les autres l'utilisent le dimanche, moi, je balance des éclairs avec.

7/ J'ai une arme, mais moi au moins, c'est moi qui l'ai fabriquée.

8/ J'ai été incarné par un mec qui se baladait en maillot sur une plage.

9/ On m'a sorti d'un glaçon et j'ai du mal avec les 3 coquillages.

10/ J'aime bien péter des tanks avec mes bras.

11/ J'aime pas qu'on pète mes tanks et mes beaux missiles.

12/ Saperlotte, ils ont changé, les tanks !

13/ Je sors avec un mec beaucoup beaucoup plus grand que moi.

14/ Mon alter ego DC Comics a l'air d'une tafiole habillée en vert. Mon vrai nom est Clint Barton.

15/ Kesta contre le vert ??

16/ J'ai remplacé Tony Stark à la tête du SHIELD qui est devenu le HAMMER.

17/ Moi aussi je suis une divinité qui balance des éclairs, alors faites pas chier !

18/ Je suis récurrent dans tous les films de la franchise Avengers, et j'ai une moustache.

19/ Moi aussi, je suis du bon côté, j'ai été créé par le programme "Super Soldat", mais je suis beaucoup beaucoup moins docile que Cap'.

20/ J'ai transformé un nanar en série culte qui a les crocs.

jeudi, avril 19 2012

« Captain America : First Avenger »

Ecouter aussi ma chronique dans l'émission radio « Supplément Week-End » du samedi 14 avril 2012.

Un film de Joe Johnston, avec Chris Evans, Hugo Weaving, Hayley Atwell, Tommy Lee Jones, Stanley Tucci.

Afin de rattraper l'avance des nazis en matière d'arsenal expérimental, l'armée américaine investit dans un sérum du Super Soldat, et choisit le chétif Steve Rogers comme cobaye. Mais l'expérience tourne mal et en guise de super armée, les généraux devront se contenter du seul Rogers. Doté d'une force, une rapidité et une endurance supérieurs à la moyenne, Rogers devient vite la mascotte de la campagne d'engagement militaire et endosse le caricatural costume de "Captain America" que veut bien lui donner l'armée dans des spectacles itinérants, à défaut d'une vraie place sur le front.

Mais la capture de son meilleur ami Bucky par les nazis va précipiter le destin de Rogers, l'occasion pour lui de prouver à ses supérieurs que malgré son inexpérience, il vaut mieux que son rôle de simple clown bariolé de la bannière nationale.

Ce blog vous propose aujourd'hui une deuxième séance de rattrapage avant la sortie du film « Avengers » de Joss Whedon.

Voici un authentique film d'aventure dans la vieille tradition : un héros pur (limite puceau), frais et joyeux partant à la guerre la fleur au fusil, une amourette quasi platonique, un méchant bien hideux, le charme des films de guerre à l'ancienne (des nazis bien méchants à défourrailler, des soldats US valeureux, des prisonniers à récupérer dans un camp au cours d'une mission suicide...). En un mot, les tares liées à l'adaptation du plus chiant et caricatural des super héros Marvels en font pourtant l'une des meilleures adaptations de comics, dans la veine du charme steam punk d'un « Rocketeer ». Là où Rogers aurait pu pâlir face au charisme démesuré d'un Tony Stark, nous avons affaire ici à un héros en retenue, sobre et efficace dans le bon sens du terme car respirant l'humanité. Alors oui, il n'est pas fun et ne fait pas de blague, mais sa foi démesurée en son pays frôlant la pathologie en font certainement le plus touchant des super-héros. Son apport au groupe des Vengeurs ne sera assurément pas en creux, les scénaristes ayant su rendre justice à cette antithèse de Stark, alors que le matériau portait tous les gênes de l'adaptation foireuse.

Le vétéran Joe Johnston (« Jumanji », « Jurassic Park 3 », ... ah ben tiens, « Rocketeer »), l'un des meilleurs éléments de l'écurie Lucas-Spelberg ayant débuté sur les effets spéciaux de « Star Wars : Un nouvel espoir » en 1977, s'en tire honorablement et fait le métier, comme on dit. A cent lieux des blockbusters à effets spéciaux cyniques, son « Captain America » nous refait croire à un cinéma à prendre au premier degré. L'humour n'est toutefois pas absent, à travers un Tommy Lee Jones (prouvant ici qu'il peut aussi faire rire autrement qu'en costard et lunettes de soleil) parfait en officier militaire ronchon et buté. Dans le rôle titre, Chris Evans s'en sort avec les honneurs, mais il est vraiment aberrant d'avoir choisi un acteur ayant déjà incarné un autre personnage Marvel (La Torche dans « Les 4 Fantastiques »). Pour la cohérence de l'univers, il faudra repasser.

Injustement passé inaperçu lors de sa sortie en salle durant l'été 2011 (en concurrence frontale avec « Green Lantern » de DC Comics, et quelques semaines seulement après « Thor ») ces aventures de Steven Rogers sont certainement arrivées à un point où le public souffrait d'une overdose de héros bariolés. Il vous reste quelques jours avant le mastodonte « Avengers », ne passez pas à côté de cet excellent film d'aventure

mercredi, avril 18 2012

« Thor »

Ecouter aussi ma chronique dans l'émission radio « Supplément Week-end » du samedi 14 avril 2012.

Un film de Kenneth Branagh, avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Anthony Hopkins, Tom Hiddleston, Stellan Skarsgard, Colm Feore, Ray Stevenson, Rene Russo. Disponible en Blu-ray et DVD chez Paramount.

Viré du royaume d'Asgard après avoir foutu la merde entre deux mondes parce que c'est un jeune con, Thor est déchu par son père Odin, banni et envoyé sur Midgard (la Terre pour les Vikings) pour apprendre la vie et faire ses preuves. Il atterrit sur le camion de la chercheuse en tempêtes Jane Foster, qui n'est pas insensible à ses bras musclés.

Pendant ce temps, Loki, le frère de Thor, remplace son père qui est mystérieusement tombé malade...

Ceci est une petite séance de rattrapage pour réviser ses vengeurs avant le film « Avengers » de Joss Whedon.

Première surprise : nous retrouvons aux commandes de ce blockbuster ultra-codifié le réalisateur shakespearien Kenneth Branagh. La surprise est grande, mais le choix est somme toute logique : Thor correspond à la veine "DC Comics" de Marvel, à savoir le côté Space Opera. En effet, la majorité des héros Marvel sont très ancrés dans le vrai monde, beaucoup sont par exemple New Yorkais, quant aux autres, ce sont des hommes comme les autres à qui il arrive des évènements tragiques (morsures radioactives, accidents scientifiques, etc). Le héros nordique est quant à lui, un Dieu, donc est doté dès la naissance de pouvoirs incommensurables. Afin de mettre en scène son histoire, Branagh était tout indiqué, lui qui a l'habitude de narrer des luttes d'héritages, intrigues de palais, et lignées royales. Le projet d'adaptation de « Thor » reposait sur l'équilibre entre la partie terrestre et la partie Asgard, celle-ci devant bien s'intégrer au reste, et surtout aux autres mythologies rattachées au projet « Avengers ».

Deuxième surprise : contre toute attente, la partie Asgard fonctionne beaucoup mieux que la partie terrestre. L'ambiance visuelle, qui pouvait faire peur dans la bande annonce, fonctionne parfaitement est ne respire finalement pas (trop) le kitsch. Les armures étincelantes, les ponts arc-en-ciels, et les grandes portes dorées, si elles font plus penser aux chevaliers d'or de « Saint Seiya » qu'au Grand Nord Viking, ont le mérite de s'inscrire dans un univers fantastique exubérant mais cohérent. Mais cela est obtenu grâce au soin apporté à la relation entre Odin et ses deux fils Thor et Loki. Autant Thor est fonceur, bourrin et parfois stupide, autant Loki est le vilain petit canard, l'intrigant, l'enfoiré tapi dans l'ombre. Ce trio fonctionne sur un équilibre complémentaire entre sagesse, souffrance, et force : trois faces d'un même personnage offrant une profondeur inattendue à ce long-métrage adapté d'un comic book.

De son côté, le côté terrestre offre malheureusement un versant beaucoup plus attendu et classique. A part la partie se déroulant parmi les membres du SHIELD, ayant le mérite d'introduire le personnage d'Oeil de Faucon (Jeremy Renner) et donnant un côté « Excalibur » à la quête de Thor pour récupérer son marteau Mjolnir, ce passage du dieu parmi nous ne restera pas dans les annales, et le duo qu'il forme avec la scientifique, bien que sympathique, est complètement dénué d'intérêt. Seul le danois Stellan Skarsgard, caution scandinave du film et impeccable comme d'habitude, apporte un semblant de consistance à cet épisode midgardien trop expédié pour offrir au film un véritable équilibre. Asgard vainqueur donc haut la main !

Sous l'égide paternaliste d'un Anthony Hopkins plutôt bon, proche de son interprétation d'après une autre mythologie viking « La Légende de Beowulf », les nouveaux venus Tom Hiddleston et Chris Hemsworth s'en tirent honorablement. Alors que le premier compose un Loki en retrait, calculateur froid et surtout pas en dictateur en roue libre, la carrure du second fait merveille, tandis que son magnétisme et son énergie en font l'interprète parfait pour ce dieu banni, en colère mais acceptant sa peine avec dignité.

Il reste maintenant aux producteurs à offrir des méchants et une histoire à la mesure de ce personnage : malheureusement, le moment où il montrer l'étendue de ses pouvoirs coïncide avec sa bêtise, cet épisode étant mis en scène comme une virée de beuverie au volant d'une décapotable avec ses potes. On attend définitivement plus qu'une bande annonce de luxe.

dimanche, février 5 2012

Angoulême 2012 : les photos (1/2)

Le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême vient de se clôturer, et c'est Jean-Claude Denis qui a été proclamé Grand Prix de la Ville d'Angoulême, par un jury présidé par Art Spiegelman. Le 40ème festival se déroulera donc sous sa présidence. Comme chaque année, afin de vous faire profiter de cette 39ème édition, voici un retour en images sur ce que j'ai vu en Charente.

Mercredi après-midi : les dernières heures de montage des stands (ici, celui de Dargaud) :

Sur le stand d'Ankama, un coffre qui a de l'appétit :

L'entrée de la bulle Comics/Mangas :

Du « One Piece » à l'échelle 1 :

L'entrée de l'exposition sur l'humour dans les mangas. Un voyage à travers les sens : on entre par la bouche, on ressort par... un orifice accompagné d'un rouleau de papier toilette géant :

Le stand Panini et ses auteurs de comics en dédicaces :

Autour des univers de Captain America et Iron Man, une mini-exposition des oeuvres numériques de Ryan Meinerding, tirées sur toiles.

Je prends la pose aux côtés de Cap'. (photo © Da Scritch) :

Mais Tony Stark n'est pas loin (oui, je sais, je le prends en photo tous les ans) :

Commençons les hostilités par une interview de l'artiste taïwanais Chen Uen, avec Da Scritch au micro, et Aho Huang (Dala Publishing) à la traduction :

Mais direction l'espace presse à l'hôtel de ville, où les cartons d'invitation pour des soirées fleurissent :

Mais restons concentrés, nous devons préparer des interviews pour l'émission « Supplément week-end » : ici, le mangaka Atsushi Kaneko (« Bambi », « Soil ») :

Photo © Marie Fabbri :


...puis Francis Groux, co-fondateur du festival :

Baignée de lumière, Aurélia Aurita (« Fraise et Chocolat ») scrute attentivement le programme du festival :

Pour retourner aux "Bulles" des éditeurs, il faut descendre la rue Hergé, ici prise d'assaut par des militaires de Casterman :

Tiens, essayons la Inkling sur le stand Wacom, un ensemble capteur/stylet pour numériser des dessins réalisés sur des carnets.

Plus tard, je rejoins la soirée organisée par la délégation de Corée du Sud à l'espace MangAsie, pour promouvoir leur présence en force l'an prochain, sur le festival. Ici, la performance artistique de l'artiste Suk Jung-hyun.

Tiens, je me fais photographier à mon insu et me retrouve sur le site officiel du festival :

La soirée se termine par un buffet servi par un personnel des plus accueillants :

Mais le lendemain à midi, nous avons une émission radio à animer en direct du Conseil Général de la Charente (tandis que Da Scritch en finit avec les branchements et brandit son calepin de direct, je consulte les dernières infos sur le net et finalise un billet sur le site de notre partenaire ActuaBD) : (Photo © Enflammée)

A notre micro, c'est l'album « Les Mondes de Thorgal - Louve T1 : Raïssa » de Yann et Surzhenko (Le Lombard) qui reçoit le Prix 2012 ActuaBD/Conseil Général des Jeunes de Charente. Le jeune jury a la surprise de voir débarquer le dessinateur de la série originelle « Thorgal » : Grzegorz Rosiniski :

Le Coup de coeur du jury va à l'album « Doomboy » de Tony Sandoval (Editions Paquet), ici au micro, interviewé par l'éditeur adjoint d'ActuaBD, Didier Pasamonik :

Dernier jour et dernier restau. En attendant le plat, dessinons sur les nappes prévues à cet effet (au « Lieu-Dit ») : (Photo © Enflammée)

Je termine donc le séjour angoumoisin par un portrait de l'équipe d'ActuaBD présente sur le festival.

Mais voilà que le Burger Gourmet est arrivé. Bon appétit, et rendez-vous dans le prochain billet pour quelques images des expos. Concernant les interviews, je n'ai pas tout dévoilé, soyez nombreux à nous écouter sur Radio FMR 89.1 mhz à Toulouse, ou en podcast sur le site de l'émission. Et vous pouvez aussi suivre notre actu sur notre page Facebook.

mercredi, décembre 1 2010

Toulouse Game Show 2010

Comme promis, voici mes photos prises pendant la dernière édition du Toulouse Game Show ce week-end. On y voit surtout des cosplayeurs, avec toujours trois tendances : jamanimation/manga/jeu vidéo, SF, et un peu de gothiques/lolitas pop.

Ici, déguisé en Sonic, le patron de l'entreprise Phonitive, dont je parlais déjà ici :

Quelques photos de l'exposition consacrée à Square Enix, dont le vice-président Shinji Hashimoto était présent au salon :

Un visuel pour le nouveau « Final Fantasy » :

Da Scritch dans l'espace VIP :

Notre camarade Solarus, cadreur de l'une des deux équipes vidéo envoyées sur place par le Supplément week-end :

Une partie de l'équipe du jeu « The tower of Druaga » :

Mr. Jack !

Du « Bleach » :

Inuyasha :

Le dieu de la mort Ryuk de « Death Note » :

Spider-Man sur le stand Gibert Joseph :

Rrrr...

Toujours Solarus, avec Kelly, élue "plus beau sourire de Toulouse" par Monsieur Kurtzman de la Flander's !

Sasuke de « Naruto » :

Encore du « Naruto » :

Great Saiyaman de « DBZ » :

Une libre interprétation de Hyoga et Shiryu de « St Seiya » :

Le panda vainqueur de Da Scritch au jeu Dance Dance Revolution :

La collection de cellulos consacrée aux animes d'après Tsukasa Hojo :


L'inoxydable Bobba Fett de « Star Wars » :

Un pilote de chasseur TIE (« Star Wars ») :

Le même en plan serré :

Gloire à l'Empire !

J'te surveille du coin de l'oeil !

Un voyageur de portes des étoiles :

Des jolies demoiselles :


Prise en flagrant délit de maquillage :

La mariée/Beatrix Kido/Black Mamba de « Kill Bill » :

La toujours hyper photographiée Lara Croft :

De la confiture de framboise :

Le grand derrière : Hitman.

Un casque de "Predator mécanique" :

Le même au naturel :

La classe, Sub-Zero (« Mortal Kombat ») :

dimanche, novembre 28 2010

Retour aux affaires

Traditionnellement, un blogueur qui ne publie plus sur son site depuis des lustres, écrit un billet pour annoncer son retour. Loin de faire dans l'originalité, je vous livre donc ici mon petit texte. Quelques bouleversements dans ma vie, une grosse commande professionnelle, et une nouvelle activité dont je vous parlerai ici prochainement (et oui, j'exerce à présent le plus beau métier du monde), ont retardé l'écriture des dits billets.

Pour fêter cela, je publierai dans les prochaines heures mon traditionnel compte-rendu en images du Toulouse Game Show, le temps de mettre mes photos en formes. Mais comme un bonheur (hum hum...) n'arrive jamais seul, pour cette édition 2010, le « Supplément week-end » s'est doté de grands moyens : nous n'avons pu assurer d'émission (nous n'avons pas le don d'ubiquité) en direct du salon, mais pas moins de deux équipes vidéo ont enregistré des sujets que nous vous proposerons en HD !

En tout cas, merci de continuer de jeter un oeil par ici, je ne vous oublie pas. A très plus !

lundi, juillet 26 2010

« Kick-Ass »

Un film de Matthew Vaughn, avec Nicolas Cage, Mark Strong, Aaron Johnson, Chloe Moretz.

Dave est un geek passionné de comics. Contrairement à ses congénères, il décide de passer à l'acte et se crée une identité de justicier masqué : Kick-Ass. Mais sa première sortie costumée le propulse à l'hôpital dans un état critique. Loin de se décourager, le deuxième essai est le bon : il devient une star suite à une vidéo de son combat postée sur Youtube. Mais la gloire ne va pas sans les ennuis et les ennemis des pourfendeurs du crime. Heureusement, il n'est pas seul, une héroïne de 9 ans et son père veillent au grain.

Ce film de Matthew Vaughn a été développé parallèlement au comic book dessiné par John Romita Jr. et scénarisé par Mark Millar, dont la fin n'avait pas encore été écrite lorsque le tournage du métrage a commencé. Véritable oeuvre hommage aux comics, l'histoire se passe dans notre monde, le jeune Dave est fan de la série « Scrubs », regrette de rater la fin de « Lost » quand il est aux portes de la mort, et fantasme sur sa prof poumonée.

Le parallèle avec Peter Parker est assez évident, et les allusions plus ou moins directes au photographe new-yorkais sont nombreuses. Mélange savoureux entre film de lycéens aux préoccupations geekesques, et grandes chorégraphies d'action à effets spéciaux, « Kick-Ass » joue sur les deux tableaux sans nous épargner de nombreuses scènes gores (dont un personnage brûlé vif au cours d'une séquence magnifique mais éprouvante). Le comics jouait déjà sur ce double registre, où les pleines pages sanguinolentes cohabitaient avec le ton décalé des voix off de Dave, loser devenu par hasard super-héros médiatique.

On préfèrera la 1ère partie de l'histoire, plus drôle, plus décalée, plus centrée sur un Dave maladroit mais attachant, entre deux scènes dans la mafia new-yorkaises et un Mark Strong excellent, à une 2ème moitié plus bourrine, violente et quelque part plus déjà vue (malgré une  bande-son survoltée bien utilisée). Quelques mots pour finir sur Hit Girl, la petite machine à tuer de 9 ans : filmé par des mains moins expertes, cela aurait pu donner un cocktail indigeste "gamine énervante/bourrinage kitsch/festival vomitif schumacheresque", mais ce personnage est la pierre angulaire de cette réussite, bien secondé par un Big Daddy batmanesque, immense dans l'impressionnant plan-séquence de dégommages de gorilles dans l'entrepôt et incarné sobrement par un Nicolas Cage attendrissant.

vendredi, juin 4 2010

« Iron Man 2 »

Ceci est la version texte de ma chronique cinéma dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 15 mai 2010.

Un film de et avec Jon Favreau, avec aussi Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Mickey Rourke, Norman Rockwell, Don Cheadle, Scarlett Johansson.

Après s'être dévoilé au grand jour, le milliardaire Tony Stark doit à présent assumer son statut de super justicier Iron Man. Mais le gouvernement américain lui réclame la fameuse armure, et c'est une course à l'armement qui débute, entre le riche flambeur devant lutter contre la dégénérescence de son système de survie, un fabricant d'armes concurrent qui a embauché un terroriste revanchard, et James Rhodes, l'ami de Stark, obéissant à l'armée.

Je craignais le pire après avoir vu la bande annonce de ce nouvel opus de l'homme de fer : tout d'abord, parce que le premier film était indéniablement une réussite, mélange parfait entre un film de super-héros survitaminé aux scènes d'action efficaces, et un personnage de Stark malicieux campé par un Downey Jr. impérial. De plus, le trailer enquille les scènes d'action où des acteurs cabotinant prennent des pauses forcées (Johanson regardant par en-dessous en pleine pause Trinity/Motoko, Rourke et ses fouets...) entre deux gags, cherchant à frapper à tout prix plus fort que dans le précédent.

Le moins que l'ont puisse dire, c'est que la bande-annonce est à des années lumières de l'esprit du long-métrage. On n'en voudra pas aux auteurs, tant le pitch et le film lui-même sont anti-vendeurs au possible (mais pas moins intéressants). Pour schématiser un chouia, nous dirons que les discussions s'enchaînent sur un rythme de sénateur pendant 1h45, pour céder la place à 20 minutes de baston bourrine cybernétique. Les problèmes de Stark avec l'héritage de son père, son état de santé, celle de son entreprise, son duel à distance avec Whiplash (en fait, c'est surtout le parcours de Whiplash tout seul et sa haine de Stark), sa relation avec Pepper Potts, son indépendance militaire...

C'est évident que Favreau prend un malin plaisir à plonger Stark plus bas que terre afin de le faire revivre de manière flamboyante ensuite, mais la traversée du désert du milliardaire manque un peu de la folie auto-destructrice qu'on était en droit d'attendre (à part cette inénarrable fête d'anniversaire). Le film peine tout simplement à rendre rock'n roll un Stark qui ne l'est que quand tout va bien. On aurait aimé assister à une vraie descente aux enfers comme les stars du rock savent nous en offrir. A la place, nous voyons un Tony Stark qui fait sa pleureuse et son regard de chien battu, cherchant un quelconque signe d'affection paternelle dans une scène de visionnage d'images d'archive atteignant des abysses de ridicule. Heureusement, le papounet avait bien préparé le terrain et avait tout anticipé. Trop fort le vieux.

Mais dans sa dernière bobine, le métrage change son répulseur d'épaule et nous offre un festival de baston métallique où armures et armes de destruction massive en décousent dans un bon esprit régressif et primaire. Trop bref et un peu frustrant, mais réjouissant quand même.

Dans la tradition du premier opus, le générique final se clôt sur une image introduisant un nouveau personnage très connu de la galaxie Marvel, alors restez sur vos sièges.

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