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vendredi, mars 29 2013 16:01

Trailer du TGS Ohanami 2013

Pour cette nouvelle édition de la convention TGS Ohanami qui aura lieu les 13 et 14 avril prochains, la société TGS Évènements a de nouveau fait appel à moi pour en réaliser la bande-annonce. L'ambiance de l'édition Ohanami se différencie du Toulouse Game Show, en se focalisant davantage sur l'aspect "Jeux vidéo" et "Culture japonaise". L'univers graphique de cette bande-annonce se devait, elle aussi, de se démarquer des autres vidéos.

J'ai donc décidé de pousser encore plus loin l'ambiance japonisante de ma création réalisée l'an dernier, en ajoutant plus d'éléments de décors rappelant le Pays du Soleil Levant.

Voici donc quelques images extraites de la vidéo, suivies de la bande-annonce.


Trailer TGS Ohanami 2013 from Thomas Berthelon on Vimeo.

mardi, février 26 2013 15:17

Trailer du Monaco Anime Game Show 2013

Voici ma nouvelle bande-annonce créée pour les salons de la société TGS Évènements. Début mars, aura lieu la première édition du Monaco Anime Game Show, la nouvelle manifestation autour des cultures de la science-fiction, du manga et des jeux vidéo, organisée par l'équipe du Toulouse Game Show. Voici quelques images, suivies de la vidéo.

Vous pouvez (re)jeter un oeil à mes précédentes bandes-annonces ici, , et .


Trailer Monaco Anime Game Show 2013 from Thomas Berthelon on Vimeo.

lundi, octobre 29 2012 11:13

Trailer du Toulouse Game Show 2012

J'en parle assez souvent sur ce blog : chaque année a lieu le Toulouse Game Show (convention autour des cultures jeux vidéo, science-fiction, animation et manga) dans la ville rose. L'édition 2012 accueillera notamment en tant qu'invité d'honneur le character designer des Final Fantasy, Yoshitaka Amano. Comme l'an dernier, ainsi que pour l'édition Ohanami 2012, j'ai réalisé la bande-annonce (sur After Effects). La bande-son est signée Thomas Armengaud. Voici quelques images, suivies de la vidéo.



Trailer Toulouse Game Show 2012 from Thomas Berthelon on Vimeo.

dimanche, avril 29 2012 16:33

TGS Ohanami 2012 : Retour en photos

Ce week-end, avait lieu le Salon TGS Ohanami à Toulouse, une convention autour des cultures mangas, animation, jeux vidéo, et science-fiction. Comme pour certaines des précédentes éditions, en photo ici, , par là, par ici, et , et en vidéo ici, ici, , , et , je vous propose un petit reportage sur ce blog. Cette année, j'ai pas mal mis l'accent sur les cosplayeuses.

J'en profite aussi pour rappeler qu'en tant que professionnel du graphisme, c'est moi qui ai réalisé les bandes annonces vidéo du Toulouse Game Show 2011, et de ce TGS Ohanami 2012.
Bon visionnage.






















vendredi, avril 6 2012 16:28

Trailer du TGS Ohanami 2012

Les 28 et 29 avril 2012, se déroulera le TGS Ohanami à Labège, près de Toulouse. Comme pour le Toulouse Game Show 2011, j'ai réalisé la bande-annonce de l'évènement, avec toujours Thomas Armengaud à la bande son. Voici quelques images suivies du trailer vidéo.






mercredi, février 15 2012 11:27

« La Main de fer »

Ecouter aussi ma chronique radio dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 11 février 2012.

Un film produit par la Shaw Brothers, de Chung Chang-Wha, avec Lo Lieh, Wang Ping, Wang Chin-Feng. Disponible en DVD chez Wild Side Films.

Chi Hao est un jeune disciple en arts martiaux, envoyé en ville pour parfaire son art auprès d'un grand maître. Après avoir passé un an à travailler... en cuisine, il est enfin accepté en tant qu'élève. Il s'améliore très vite, mais demeure encore un peu tendre. Au coeur d'une lutte entre écoles d'arts martiaux rivales, face à des adversaires prêts à toutes les bassesses et les sévices les plus horribles, Chi Hao doit faire son apprentissage, et cela va passer par la maîtrise de la technique secrète de la "Main de Fer"...

Une fois n'est pas coutume, c'est un metteur en scène coréen qui est ici aux manettes de ce qui fut dans les années 70 un véritable triomphe dans les salles américaines, et qui contribua à lancer la vague des films d'arts martiaux hong kongais de l'âge d'or de la Shaw Brothers en Occident. Abandonnant les traditionnelles armes blanches, les combats de « La Main de fer » se font uniquement à mains nues, offrant au parcours de Chi Hao un côté plus bestial et naturel.

Je passerai sous silence les différents sévices que subissent certains personnages dans le film pour ne pas déflorer l'intrigue, mais on aura rarement ouvert la porte à autant de violence, de mutilation, et d'assassinats plus sournois les uns que les autres. Le parcours initiatique du jeune disciple, ayant plus d'affinité avec le théâtre qu'avec des grandes épopées d'aventure, par l'utilisation de décors récurrents (les salles d'entraînement des écoles rivales, l'auberge, un décor de forêt unique servant à toutes les scènes d'embuscade), revêt un air de tragédie grecque. Chaque personnage doit assumer ses propres choix, sa propre destinée, et donc la conclusion qui va avec. Des personnages se déchirent pour mieux se retrouver face à la mort, quand d'autres guerriers itinérants trouvent finalement leur place même si c'est pour trépasser.

Il est rafraîchissant et instructif de revoir aujourd'hui de tels films, car les canons de représentation de l'époque (décors peints, beaux costumes, casting féminin magnifique, sang rouge vif, effets spéciaux de type "physique" à base d'éclairages colorés) permettent de se concentrer directement sur l'essentiel : ici, pas de caméra virtuelle, ou de ralenti esthétisant, nous sommes à une époque où la brutalité des coups comporte plus d'authenticité et de matérialité.

Il est à noter que Quentin Tarantino s'est fortement inspiré de « La Main de fer » pour son « Kill Bill », jusqu'à lui emprunter son gimmick musical ponctuant chaque utilisation de la fameuse technique secrète de la main de fer. Cette production permet à tout amateur de ce genre qui la revoit aujourd'hui de se plonger dans cette époque bénie des productions de la Shaw Brothers. Pour les autres, essayez au moins, si le charme kitsch vous rebute, vous n'aurez pas passé un moment désagréable.

Dernier détail : le 15 mars, ressort la collection des Essentiels de la Shaw Brothers édités par Wild Side dans des coffrets DVD 2 ou 3 titres, restaurés en haute définition et accompagnés de compléments exclusifs. L'éditeur ressort également en blue ray, deux trilogies majeures : « La 36ème chambre de Shaolin » et la trilogie du « Sabreur manchot ». Voilà l'occasion d'investir !

Et du 8 au 27 février, la Cinémathèque de Paris rend hommage au réalisateur hong kongais King Hu, à travers une poignée de films (avec entre autres, « A touche of a zen » et « L'hirondelle d'or »).

Cadeau : une bande annonce de « La Main de fer » délicieusement kitsch, de la période René Château...



La main de fer par stebzh

vendredi, octobre 7 2011 14:26

« Assault Girls »

Ecouter aussi ma chronique dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 6 août 2011.

Un film de Mamoru Oshii, avec Rinko Kikuchi, Hinako Saeki, Meisa Kuroki. Disponible en DVD chez M6 Vidéo.

Le monde est au bord de l'implosion, les sociétés et les systèmes économiques piétinent et peinent à évoluer, les conflits d'un genre nouveau éclatent aux quatre coins de la planète. Mais le salut peut provenir du virtuel, territoire où les connaissances sont mises en commun, où les individualités se fondent pour mieux se défouler dans un univers belliqueux calqué sur le réel : ce jeu à grande échelle s'appelle... Avalon.

Dans son extension Avalon(f), 4 super joueurs, Gray, Lucifer, le Colonel, et Jager, errent dans un désert sans fin à la chasse aux vers géants des sables.

Nouvelle incursion du réalisateur Mamoru Oshii dans le film live, après « Avalon » tourné en Pologne. Ici, les langues parlées sont l'anglais (la langue officielle du jeu) et le japonais. Ce film assez court (70 minutes) est le prolongement de deux courts-métrages que le réalisateur de « Ghost in the Shell » avait mis en scène, pour la chaîne de restaurant KFC. Il reprend ici la thématique des femmes guerrières, tout en bricolant une histoire autour.

Le film s'ouvre sur une voix off présentant la situation géo-politique (ce passage est d'ailleurs passionnant) à base d'images d'archives et de photos en noir et blanc. Ensuite, nous passons à une imagerie informatique (des écrans et indicateurs lumineux, des cibles mouvantes, des radars), rappelant l'introduction de ses précédents films (impossibilité de se renouveler ou auto-citation nombriliste ?), puis une mise en situtation de ses protagonistes dans une esthétique plus ou moins travaillée, rappelant les grandes heures du cinéma post-apocalyptique et des films minimalistes d'auteurs.

A cet instant, l'impression mitigée laissée par les quelques échos que j'avais pu lire sur internet laissent place à une bonne surprise : du désert, une image dessaturée mais relativement sobre, des personnages en haillons traquant des ennemis imaginaires, une absence de parole. On se croirait dans le « Vahlalla Rising » de Nicolas Winding Refn. Je me dis naïvement que les précédents errements d'Oshii avec le très hermétique « Tachiguishi Retsuden » et l'en-deça « Sky Crawlers » sont loin derrière, et que cette nouvelle livraison va frapper un grand coup.

Eh bien non...

Le principal moment de bravoure résonne encore comme un "tout ça pour ça" encore très en-dessous de la réalité, les actrices ne sont que des top models prenant la pose, et l'élément comique peine à apporter une humanité à un ensemble vide, n'ayant rien à raconter (le goût d'Oshii pour la description de situations géo-politiques trouve une résonance avec le discours sur la création des partis, asséné au marteau-piqueur), et aux effets spéciaux tellement laids et peu soignés (mais prends des cours de typos, enfin...) que l'impression générale après le visionnage d'« Assault Girls » est le mot "Arnaque".

Oshii n'est plus que l'ombre de lui-même, une coquille vide n'ayant plus rien à dire, et plus grand chose à montrer d'original (encore des pin ups avec des flingues, des avions militaires, des viseurs numériques...). Je pense qu'il aspire de plus en plus à se confronter à un cinéma d'auteur européen qui l'a toujours fait fantasmer, mais qu'il ne parvient pas à laisser de côté son identité de geek/army-otaku. 

Il est à un stade de pré-ré-invention, mais la machine patine. Le bouton "Turbo" est coincé, son basset est assis dessus.

mercredi, septembre 28 2011 11:37

« Sex and zen 3D : Extreme Ecstasy »

Ecouter aussi ma chronique dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 24 septembre 2011.

Un film de Christopher Sun, avec Hiro Hayama, Leni Lan, Saori Hara, Tony Ho.

Attaquons les préliminaires : Wei Yangsheng est un jeune noble fraîchement marié à la belle Tie Yuxiang, mais le jeune homme se découvre éjaculateur précoce et désavantagé par la nature. Pour acquérir une virilité, il part faire copain copain avec le redoutable prince Ning, un despote débauché qui va lui révéler ses secrets, et lui prêter quelques courtisanes. Mais cette quête de la virilité ne va pas se faire sans difficulté, mais ne déflorons pas l'intrigue.

Il s'agit d'un remake du premier épisode de la trilogie « Sex and Zen » des années 90 par réalisée par Michael Mak (l'actrice Shu Qi avait fait ses début dans le deuxième film), mais doté en plus de la technologie 3D. Pour le reste, ce métrage se veut un pur film de sabre chinois (Wu Xia Pian), avec de belles étoffes en soie (qui cette fois, s'enlèvent vite au lieu de voleter au rythme des entre-chats de princesses en apesanteur). Au menu des réjouissances, nous avons donc des poignards volants, une grosse référence à « Kill Bill », une greffe de membre d'origine... animale, une tripotée de demoiselles toutes plus magnifiques les unes que les autres, et un personnage de transexuel très poumonné, dont le membre viril, à l'instar des queues de singes des super saiyen dans « Dragon Ball Z », reste enroulé le long de sa jambe.

Au milieu de toutes ces scénettes de rapprochements déshabillés, celles que l'on retiendra sont celle de la copulation en suspension, où le prince lubrique s'empare d'une courtisane tout en se suspendant d'un bras à une chaîne pendue au plafond, un lancer de poignards "à effets" par un défloreur aux muscles saillants et la barbe crasseuse, le meurtre d'une courtisane par va-et-vients trop insistants, et le viol par une nymphette d'un moine bouddhiste, dont la récitation de sutras ne le préserve pas longtemps d'une réaction enflammée aux frottis frottas de la donzelle.

Si le film mise sur l'humour et un côté sexy-bonne humeur dans les deux premiers tiers, le dernier acte vire franchement dans le gore, mettant en scène des tortures, punitions corporelles et mutilations en tous genres, s'étirant sur une durée interminable et presque désagréable sur la fin. Voilà un aspect du film que n'aurait pas renié le Tobe Hooper période « Sade », car même si les plaies restent hors champ, l'ambiance "youpi tralala" du début a cédé la place à une maison des horreurs où chaque personnage finit bien puni de ne pas avoir su rester chaste. C'est d'ailleurs la morale du film, la chair pervertit, et rien ne vaut la bonne vieille ceinture de chasteté pour trouver la pleinitude et le bonheur... Mouais.

J'ai parlé plus haut de technologie 3D, les lubriques vont être déçus, point de 3D durant les ébats (les caméras embarquées à bord de membres vigoureux sont plutôt dans les animés hentaïs), mais plutôt dans les statues et décors kitsch du palais du prince, ainsi que dans les armes blanches qui volent vers la caméra. Rien de croustillant à se mettre sous la dent donc.

Je finirai cette chronique en précisant que ce film a juste battu le record de fréquentation d'un certain... « Avatar » (oui, celui de James Cameron) en engrangeant 360 000$ de recettes le premier jour, pour un budget total de 3 millions. La classe ! A quand un Tsui Hark version érotique ?

lundi, septembre 26 2011 10:40

« Detective Dee : le mystère de la flamme fantôme »

Ecouter aussi ma chronique dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 3 septembre 2011.

Un film de Tsui Hark, avec Andy Lau, Tony Leung Ka Fai, Bingbing Li. Disponible en DVD chez Wild Side.

En 690 après JC, la Chine s'apprête à couronner la première impératrice douairière de son histoire. Mais dans l'ombre, des conspirateurs cherchent à usurper le trône. Alors que la construction d'une statue gigantesque prend du retard en raison de morts par des mystérieuses combustions spontanées, la future impératrice demande de l'aide au plus grand enquêteur de l'empire, son ennemi le détective Dee, emprisonné depuis 8 ans pour insubordination.

Désormais, chaque nouveau film de Tsui Hark fait frémir ses fans de la première heure, tant le touche à tout/gourou/grand dictateur des plateaux s'est égaré successivement au cours des années 2000, après avoir porté à bout de bras le cinéma hong kongais des années 80-90 durant son "âge d'argent". Oubliez donc le navrant « La légende de Zu », ou le pitoyable « Black Mask 2 » et leur déferlement de bouillie numérique, voici le retour du grand Tsui !

Moins axé baston que les grandes oeuvres passées du maître, au profit d'une enquête policière à la Sherlock Holmes, ce « Detective Dee » gagne en pouvoir fédérateur. De facture plus classique, la trame fait briller des personnages se situant dans des zones de gris plus ou moins sombres selon le point de vue des interlocuteurs, chacun ayant quelque chose à cacher. On s'amusera, entre deux combats, à tenter de démasquer le coupable, mais la tache n'est pas aisée, tant le cinéaste brouille les pistes. un type avec un crochet à la place de la main ? Pas jojo, mais persécuté. Un albinos très sanguin ? Trop voyant. Une impératrice manipulatrice ? Ce ne sont jamais les plus puissants qui complotent dans l'ombre.

Se situant tout de même dans la tradition des Wu Xia Pian (films de sabre chinois), « Detective Dee » se devait d'assurer question bastons. Il ne faut pas s'attendre ici à des affrontements dantesques en apesanteur. Déjà, Andy Lau n'est pas un artiste martial, et puis, vous n'avez qu'à revoir les « Il était une fois en Chine » où Hark envoyait sévèrement la sauce (toujours pas égalée). Ici, le grand moment de bravoure se situe dans les galeries souterraines, où des énormes rondins de bois sortent de sous la flotte pour tenter d'empaler un frêle esquif. Un guêt-apens à l'étroit aux senteurs humides, une grande séquence.

Ce nouveau long-métrage devrait convaincre les fans hard-cores du maître, même s'il a déjà fait mieux, moins sage, et plus marquant. Trop bon pour n'être qu'un film mineur, ce film se laisse savourer comme une friandise. Pour le côté sauvage et fou fou, revoyez plutôt un bon « The Blade » ou un réjouissant « Time and Tide ». Pour les non connaisseurs, voici l'occasion de découvrir un réalisateur très important, à travers son film le plus accessible.

mercredi, septembre 21 2011 09:58

« J'ai rencontré le diable »

Ecouter aussi ma chronique dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 10 septembre 2011.

Un film de Kim Jee-woon, avec Lee Byung-Hun, Choi Min-sik.

Soo-hyun est un agent des services secrets, dont la petite amie est sauvagement torturée, assassinée et découpée par un tueur en série. Très vite, il démasque le tueur en pleine récidive, mais au lieu de le livrer aux autorités ou le supprimer, il s'acharne sur lui avant de le remettre en liberté. S'ensuit un jeu du chat et de la souris où Soo-hyun prend un malin plaisir à balader le psychopathe.

Mais contre toute attente, la proie se révèle plus coriace que prévue et se prend au jeu. Qui manipule l'autre ? Tandis que les victimes collatérales s'accumulent et que les autorités s'en mêlent, rien ne peut faire dévier Soo-hyun, pris dans un engrenage auto-destructeur...

Déjà réalisateur du thriller « A bittersweet life », de l'angoissant « Deux soeurs » et du western hommage « Le bon, la brute et le cinglé », Kim Jee-woon prouve avec cette chasse ultra-violente qu'il peut s'attaquer à tous les genres, et emboîter le pas de ses compatriotes dans le sillon du thriller implacable et désespéré. Une série de films sud-coréens, de « Old boy » à « The Chaser », en passant par « No Mercy » ou le plus soft « Memories of murder », réputés pour leur violence extrême, des chasses à l'homme jusqu'au-boutistes favorisées par l'inefficacité chronique de la police, et un refus systématique du happy end où le criminel a bien souvent le temps de faire souffrir mille morts à ses victimes avant de se faire supprimer (quand il ne s'en sort pas la plupart du temps).

Dans « J'ai rencontré le diable », on assiste à un face à face survitaminé entre deux chasseurs habités, portés par deux acteurs au sommet de leur art. Si le talent de Lee Byung-hun (acteur fétiche du réalisateur) arrive à apporter une consistance exceptionnelle à un super-agent qui avait tout pour faire pâle figure au milieu de cette meute de déglingués psychopathes, c'est bel et bien de nouveau Choi Min-sik (le meilleur acteur du monde ?), déjà phénoménal dans « Old Boy », qui bouffe chaque scène où il apparaît avec l'appétit d'un ogre cannibale. Le premier est affûté, aussi froid et déterminé qu'une lame tranchante, détruit de l'intérieur et bouffé par une quête désespérée, tandis que l'autre donne sa silhouette ronde à un profiteur de chaque instant d'infâmie, qui n'a plus rien à perdre et redemande même des sévices sur sa personne comme pour se sentir vivant.

Brillamment construit, pouvant se clore cent fois mais sans cesse relançant une machine nous plongeant de plus en plus dans le glauque, explorant de nouvelles strates d'horreurs à mesure que le chassé déteint sur le chasseur, les frontières se brouillent, le spectateur perd ses repères, des actes répréhensibles sont commis et choquent d'autant plus qu'ils sont la plupart du temps relégués hors champ. La traque infernale ne sombre jamais dans l'incohérence et parvient comme par miracle à chaque fois à nous garder dans son sillon sans nous faire décrocher.

Un grand thriller, un uppercut doublé d'un empalement au coûteau de boucher rouillé et bien crade, qui nous laisse pendu dans un antre perdu au milieu de nulle part. Le supplice n'est pas fini, loin de là. Nous entendre crier ? Non, y a personne à part le tueur...

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