Ecouter aussi ma chronique dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 6 août 2011.

Un film d'animation des studios Pixar, réalisé par Brad Lewis et John Lasseter.

Avec en VO, les voix de Owen Wilson (Flash), Michael Caine (McMissile, Lambert Wilson en VF, ça passe), Eddie Izzard, Jason Isaacs, Joe Mategna (un espion tout rouillé / homme de main), Peter Jacobson (Taubd de « Dr House » en guimbarde-homme de main), Thomas Kretschmann (l'infâme Professeur Z), Michael Keaton (Chick Hicks, l'ancien rival de Flash), John Turturro (le rital Bernoulli, proche de son rôle de Jésus dans « The Big Lebowsky »), Vanessa Redgrave (la reine d'Angleterre), Bruce Campbell (un espion confrère de McMissile), Cheech Marin (le mexicain adepte du tuning), mais aussi Lewis Hamilton, Sebastian Vettel, Jacques Villeneuve. La voiture Doc Hudson est morte, en hommage à Paul Newman, qui la doublait dans le premier épisode.

La Piston Cup vient de se terminer et c'est Flash McQueen qui vient de la gagner pour la 4ème année consécutive. On en est à l'intersaison, avec ce soir, la deuxième course de la série de Grand Prix sponsorisés par Miles Axelrod, et sa fameuse huile naturelle à l'Attanol !

Pour l'instant, après un seul Grand Prix, celui du Japon, c'est Francesco Bernoulli qui est en tête, devant McQueen, mais gare à Raoul Saroule, qui roule ce soir devant son public à Paris, au Japonais Shu Todoroki et à l'Allemand Max Schnell.

Alors, on parle de cette course, aussi, parce que de nombreux incidents ont émaillé la compétition, et notamment des explosions de moteurs, ce qui remet en cause la fiabilité de l'Attanol, mais il se dit dans les milieux autorisés qu'il pourrait s'agir de sabotages !

Cette fois-ci le héros change, McQueen est quasiment relégué au second plan, au profit de du tracteur gaffeur Martin, et de l'espion McMissile et ses nombreux gadgets. Pour donner une idée du ressenti, imaginez « Star Wars » du point de vue de Jar Jar Binks... Ah zut, ils l'ont fait ! Donc qui dit personnage comique en héros, dit blagues et débit de mitraillette sur tout le film, du coup extrêmement bavard ! (Tiens, ils n'ont pas encore sorti de long-métrage centré sur l'âne de « Shrek », oups, je n'ai rien dit...)

Dans cette suite, il ne s'agit plus de championnat, enterrée, la Piston Cup, mais d'un hommage géant à James Bond, et surtout « Goldfinger » : la voiture au monocle Professeur Z est calquée sur le personnage incarné par Gert Fröbe, nous avons aussi le laser rouge sensé éliminer 007 ("Monsieur Bond, j'attends juste que vous mouriez"), l'introduction explosive, le complot mondial, les riches psychopathes, l'assistante Money Penny / Holley Shiftwell...

Techniquement, les images sont superbes, la simplicité des paysages de Radiator Spring et les circuits en ovales du premier épisode laissent place au soleil d'Italie, à Londres, Tokyo et Paris, donc des rues, des foules, des pavés, des trottoirs et des quartiers entiers ! Nous obtenons un dépaysement total d'un circuit à l'autre, d'une mission secrète à l'autre.

Au final, ce « Cars 2 » est un vrai film d'aventure : moins de morale ou de message zen, mais plus d'action et de personnages qui en jettent (les espions et bolides de courses variés parleront sûrement plus aux gamins que des véhicules poussiéreux de la route 66. Privilégiant le nombre de personnages, les gadgets, et les décors variés, ce côté aventure plaira plus aux petits, mais les clins d'oeil et le second degré, et surtout le côté bavard risque de les perdre. A noter aussi pour ceux qui n'auraient pas vu les petits sketches animés « Cars Toons » où "Martin se la raconte" aux quatre coins du monde, cette série de films très courts préfigurent « Cars 2 » et ont donc constitué un bon galop d'essai en guise de Focus Group géant par le studio Pixar.