Après mon billet sur l'enseignement du logiciel After Effects à l'école Studio M de Toulouse, je vous parle aujourd'hui de l'autre matière que j'enseigne, le Storyboard.

Un art relativement confidentiel car non destiné à la base à être montré au grand public, il sert à planifier en dessin ce que donneront au final des métrages en prise de vue réelle ou en animation, publicités, clips, jeux vidéo ou même des sites internet. Il n'a pas pour vocation à être beau mais doit être le plus efficace possible pour servir un projet, aux yeux d'interlocuteurs comme des chefs de projets, directeurs artistiques, ou à soi-même lorsque le storyboardeur est aussi le futur réalisateur. Sachez aussi que certains grands cinéastes sont aussi eux-mêmes d'excellents storyboardeurs (Ridley Scott, James Cameron) et que cette discipline est relativement ancienne puisqu'Orson Welles ou Alfred Hitchcock les ont beaucoup utilisés.

Les étudiants doivent dessiner suffisamment vite pour traduire en image des demandes soumises aux contraintes de temps (dans les mêmes conditions qu'en agence), mais aussi réfléchir et développer un bon sens de l'espace afin de traduire de la manière la plus claire et adéquate un propos ou une intention. Et sachant qu'à l'instar de la bande dessinée, le storyboard est un art séquentiel, ils doivent aussi travailler leurs sens de la narration et faire attention à l'agencement des images, à la pertinence des cases les unes par rapport aux autres.

Pour l'image ci-dessous, je me suis soumis au même exercice que mes élèves (des études de cadrages et rendus de vitesse, en vue de storyboarder une course poursuite de véhicules miniatures) :

Et voici ici quelques exemples de films qui ont fait l'objet d'exercices divers, à vous de les reconnaître :