Après que Manigoldo du Cancer ait mis le bazar dans le jardin de Thanatos, c’est au tour d’El Cid du Capricorne de se coltiner Hypnos. Mais vaincre le dieu du sommeil nécessite de se débarrasser de ses quatre fils, capables de se régénérer. Privé de son bras contenant Excalibur, El Cid ne peut guère compter que sur Athéna partie dans le monde des rêves récupérer Sisyphe du Sagittaire, prisonnier de sa culpabilité.

Cette nouvelle saga autour du manga « Saint Seiya » originel de Masami Kurumada (« Les Chevaliers du Zodiaque » chez nous) nous transporte 200 ans avant la première série, à ne pas confondre avec une troisième série, « Saint Seiya Episode G » (par Kurumada & Okada, chez Panini Comics), narrant le combat des chevaliers d’or de la série originelle contre Cronos.

Alors que les premiers tomes nous dépaysaient par leur graphisme plus féminin (des nuances de gris qui virent de plus en plus vers les noirs) et leur refonte complète des personnages, la suite fut plutôt un flot répétitif de combats, proposant certes des chevaliers ancêtres des combattants classiques, mais ayant un look et un caractère très semblable. De la redite donc. Mais le tir fut heureusement rectifié. Plusieurs bonnes idées, comme le monde du rêve, le ciel se changeant en toile de maître, ou des personnages surprenants (Manigoldo donne un bol d’air rock’n roll bienvenu) méritent quand même le coup d’œil.

« Saint Seiya - The Lost Canvas » est une sympathique déclinaison de l’univers des chevaliers en collant et armure. Les aspects "troupe d’amis à la proximité troublante" et "j’attends toujours d’être aux portes de la mort avant de sortir mon attaque fatale" sont gommés au profit de personnages plus nobles ayant un peu plus de fonds. La série est tout de même à conseiller en priorité aux nombreux fans de la première heure de Seiyar et ses compagnons.