Vendredi 21 août, j'ai eu la chance d'assister avec une poignée de privilégiés à la projection gratuite évènement de 15 minutes du prochain long-métrage de James Cameron, l'ultra-attendu « Avatar », une série de séances exceptionnelles au Gaumont Wilson de Toulouse.

A ne pas confondre avec la prochaine adaptation de la série animée « Avatar » (« The last airbender » en VO) réalisée par M. Night Shyamalan, l'histoire du film de Cameron se déroule au 22ème siècle. Un ex-marine paraplégique part à la découverte de la planète Pandora à la végétation exotique, dont il doit exploiter les ressources naturelles. Mais le peuple Na'vi qui vit sur la planète est prêt à prendre les armes pour protéger sa bio-diversité. Les humains décident donc de se projeter dans des avatars, entités crées de leurs propres mains.

Le cinéaste a donc sélectionné 15 minutes de la première moitié du film, qui furent projetées dans les salles équipées de la technologie 3D. La bande-annonce impressionnante fut dévoilée la veille. Si elle s'est avérée efficace et mystérieuse (une seule phrase prononcée : "It's great"), elle ressemblait furieusement à une cinématique de jeu vidéo. Le concept de départ étant furieusement alléchant, je me suis dit qu'il ne fallait pas juger trop vite ces quelques images. J'ai eu raison.

Ces 15 premières minutes déménagent. Si la première séquence montrant le héros découvrant la base des marines sert surtout d'exposition, la suivante, celle du réveil de Jake dans le corps de l'avatar est absolument excellente (malgré une animation symbolisant le passage entre les deux corps rappelant trop celle de « Stargate »), et permet de revoir avec plaisir une habituée du cinéma de Cameron, Sigourney Weaver. Mais le clou de la projection se révèle sans conteste le domptage de la grosse bestiole volante par Jake, un rite d'initiation pour l'entrée dans la tribu des créatures à la peau bleue. Rythmée, décoiffante, elle plante le décor en proposant une aventure dépaysante, en plein genre heroic fantasy, rappelant visuellement l'univers tout numérique de « Star Wars 1, 2 et 3 » en plus prenant et plus nerveux.

Compte tenu du concept et des premières images, nul doute que c'est avec le Cameron d'« Abyss » plutôt qu'à celui de « Terminator » que nous avons rendez-vous fin décembre pour découvrir l'intégralité du métrage. Le concept même de l'avatar promet de beaux retournements, du genre "le marine qui se retourne contre l'autorité guerrière pour épouser la cause de la planète Pandora, sa nouvelle identité pleine de vie prenant le pas sur son ancien statut de soldat estropié". Une sorte de « Danse avec les loups » matiné de « Final Fantasy ».