Un film d'animation d'Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz, avec les voix de Vincent Cassel, Omar et Fred, Diane Kruger, Gilles Lellouche, Frédérique Bel, Katsuni, Delfynn Delage.

A Condé-sur-Ginette, banlieue d'une grande ville, c'est la grande période estivale, mais José Frelate et Tony Merguez ne pourront pas partir à la paradisiaque Santo Rico suite à un problème de billet d'avion. Pour s'occuper, Merguez va dealer de l'herbe pour le fou furieux Zoran, tandis que Frelate s'occupe d'une grande maison pendant l'absence de son propriétaire. Le tout va bien sûr devenir un joyeux bordel le jour où Merguez perd inévitablement l'argent du deal, et qu'une fliquette nymphomane pète les plombs.

A l'origine, était une série tv française d'animation créée par Boris Dolivet (aka El Diablo), diffusée à partir de 2000 sur Canal+, puis rediffusée sur MCM. Il y eut 30 épisodes d'une minute, puis 30 autres épisodes 7 ans plus tard, diffusés à partir de septembre 2007 toujours sur Canal+. La série a même été adaptée en bd (« Lascars : la vraie vie des vrais gars », éditée en 2008 chez Jungle.

Je dois avouer que j'y suis allé les pieds devant, cherchant un film à voir pendant la Fête du cinéma, et je ne regrette absolument pas le visionnage. Je ne connaissais pas la série, et le graphisme et l'esprit des dialogues m'avaient rebuté. Je craignais qu'il s'agisse d'un énième film de banlieue, pour des jeunes de banlieues. Il n'en est rien.

L'univers graphique du film mélange la 2d et la 3d (pour les véhicules, les bâtiments), celle-ci bénéficiant d'un rendu cartoon qui s'intégre idéalement. Le délire enveloppant les personnages fonctionne très bien, sans en faire trop, ces djeun'z ne sont pas ceux de Besson (pas ceux de « Banlieue 13 » en tout cas). Ici, ce sont des losers, qui partent en vrille à la Tony Montana, jouent les jolis coeurs, sont embringués dans des tournages de films porno bidons, le gangster n°1 est un grand psychopathe assez maladroit. Le film n'est pas toujours drôle et a parfois des petites longueurs mais provoque quelques bons éclats de rires. Alors, c'est sûr, il ne faut pas aller voir ce film pour de la poésie Miyazakienne, mais pour de la rigolade mettant en scène des losers en tous genres. De la comédie animée bien punchy tout à fait recommandable.