« Dragonball Evolution »
Par Thomas Berthelon le mercredi, avril 1 2009, 20:45 - Daubes - Lien permanent

Ce billet est un poisson d'avril. Don't panic !
Un film de James Wong, avec Justin Chatwin, James Marsters, Chow Yun-Fat, Emmy Rossum.
L'infâme Piccolo veut conquérir le monde en s'emparant des légendaires dragon balls. En cherchant une des boules, il tombe sur la maison du grand-père de Sangoku, qu'il tue d'un revers de la main. Goku, ivre de vengeance, part à la recherche des autres dragon balls, accompagné de Bulma et du maître Roshi. Mais un mystérieux secret se terre dans l'identité même de Sangoku.
Plus de 20 ans d'attente pour voir enfin l'adaptation du manga cultissime d'Akira Toriyama. Produit par Toriyama et Stephen Chow (réalisateur de « Shaolin Soccer » et « Crazy Kung Fu »), ce film est enfin sur nos écrans et c'est tant mieux. Le metteur en scène James Wong (« Destination Finale 1 et 3 », « The One », l'un des meilleurs Jet Li) a su complètement se mettre au diapason du matériau d'origine en nous livrant un merveilleux film d'aventure et bourré d'effets spéciaux. Nul besoin de connaître l'oeuvre originale pour apprécier ce film épique qui nous propose un florilège somptueux de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres. Chow Yun-Fat nous prouve l'étendue de son talent après les excellents « Un tueur pour cible » et « Pirates des Caraïbes 3 », aux antipodes des boursouflures très moyennes hong-kongaises. Parfait en maître en arts martiaux, il confère à son personnage une touche solide et paternaliste bienvenue, évitant de sombrer dans le ridicule. Nul doute que nous allons assister dans les prochains mois à un renouveau salutaire de sa carrière. Au milieu des actrices craquantes jouant Bulma et Chichi, Justin Chatwin reste la principale révélation de ce film. Supportant sur ses épaules les attentes de millions de fans, il s'en tire haut la main, charismatique, habité par un feu intérieur le désignant à coup sûr comme le futur Jet Li. Il réussit le tour de force d'incarner à la perfection un Sangoku extrêmement fidèle à la création de Toriyama, puissant et positif. Dans le rôle de Piccolo, James Marsters fait oublier ses pâles prestations en Spike dans la série « Buffy », et compose un bad guy rentrant directement au panthéon des monstres sacrés comme Dark Vador ou Saroumane.
Les fans du manga aux 42 tomes auront plaisir à retrouver en chair et en os des incarnations fidèles de leurs personnages préférés. Piccolo est une copie conforme, un modèle de fidélité absolue, un sommet de charisme froid et maléfique, quant à l'univers en général, c'est carrément l'orgie de références : la maison de Roshi/Tortue Géniale est sur une petite butte en pleine ville, référence à l'île minuscule du manga. Les moyens de locomotion contenus dans des capsules de Bulma sont un véritable plaisir pour les yeux, on sent vraiment que l'équipe du film a pris un malin plaisir à respecter à la virgule chaque idée de Toriyama. L'arène des arts martiaux, si elle ne ressemble pas trait pour trait à celle du manga, contient l'essence du mythique tournoi originel. Les effet spéciaux ne sont pas en reste, le kaméhaméha de Goku est très bien rendu, et les affrontements à base de boules d'énergie valent à eux seuls l'achat du ticket de cinéma. Loin d'être uniquement à base de boules de feu, les combats font également appel aux techniques d'arts martiaux : les experts en combats des films « 300 », « La mort dans la peau » et « Matrix » ont apporté leur savoir-faire à ce métrage mêlant fantasy et combats plus sobres. Grâce à un entraînement intensif de plusieurs heures par jour, les acteurs du film montrent qu'on peut devenir un artiste martial en peu de temps si on est bien encadré, et on peut dire que cela se voit à l'écran ! Rendant justice aux personnages dantesques de Toriyama, les affrontements sont à couper le souffle, portés par une mise en scène inspirée, compréhensible, et originale.
Mais le clou du spectacle, c'est cette transformation de Goku. Pour notre immense bonheur, il ne se transforme plus en gorille (le manga rendait hommage à la légende du roi singe), mais en monstre hybride, verdâtre, dans la droite de lignée de Piccolo. C'est grand !
L'adaptation live du manga devait à l'origine s'appeler tout simplement « Dragonball ». La production, en ajoutant le mot « Evolution », ne s'est pas trompée : transcendant le matériau d'origine, le film apporte un souffle nouveau à la franchise, nul doute que les fans hard core réclameront une suite que nous espérons tous de tout notre coeur. Chapeau !

Commentaires
Absolument énorme !
On sent vraiment que les producteurs et le réalisateurs avaient conscience de ce qu'ils étaient en train d'adapter, pari d'autant plus risqué que Dragon Ball est un vrai best-seller.
Vivement qu'ils s'attaquent à Evangelion !
Absolument énorme !
Je crois que je vais me pisser dessus de rire ^^
nb : ce film n'existe pas
le plus drole c'est de lire les vrai critiques sur allociné de gens ayant mis la note max.
Un morceau choisi :
"L'adaptation de ce dessin animé me paraissait inconcevable comme beaucoup d'autre tel que Watchmen(horrible ce film). Et pourtant je ne me suis pas ennuyé une minute."
>Emmanuel : Oui, rien qu'imaginer ce qu'ils peuvent faire d'Evangelion, ça fait rêver !
>Xylpho : Si ce film n'existait pas, faudrait pas l'inventer.
>Manuel : Mais heureusement, 143 zéros contre 21 quatre étoiles, on voit que la messe est dite.
salut et merci de tes coms sur mon blog.
Je dois dire que je ne partage pas du tout ton enthousiasme pr ce naveton intitulé dragonball evolution, incroyablement laid et faisandé.
Les BA m'avaient fait peur et malheureusement le film a confirmé toutes mes craintes.
A noter qu'il existait déjà une version de dragon ball adaptée au ciné et sortie dans les années 80: tu trouveras la critique dur le site nanarland. Au plaisir de rediscuter avec toi, ici ou sur mon blog.
>Eelsolivier : Ah ! ah ! Re-vérifie donc la date de mon post. Tu comprendras le pourquoi du comment.
j'ai totalement marché! j'avoue n'avoir lu que la critique et ne pas avoir prêté attention à la date: merci aussi pr ton mail, j'en profite donc pr re répondre ici.