De jeunes orphelins sont envoyés par la Fondation aux quatre coins du globe pour conquérir des armures protectrices et veiller sur l’humanité. Cette histoire vous rappelle quelque chose ? Normal, il s’agit de la parodie de la série de mangas « Saint Seiya » de Masami Kurumada, très connue chez nous à travers son adaptation en dessin animé sous le titre « Les chevaliers du zodiaque ».

Dans cette nouvelle mouture revue et corrigée sous le signe de la rigolade par l’auteur de la parodie « Dragon Fall », le chevalier Pégase est un jeune obsédé par les seins de son mentor et n’a qu’une chose en tête : revendre son armure et ainsi mener une vie de gros porc capitaliste. Le chevalier du dragon s’est entraîné à renverser le cours d’une chute d’eau tout en prononçant le mot "Constantinople" la bouche pleine, et le commentateur du tournoi galactique est tout droit échappé de l’arène des arts martiaux de « Dragon Ball », vantant les mérites des jouets à l’effigie des combattants.

Cette bande dessinée accumule les gags destinés aux fans purs et durs de la saga. Grâce au trait efficace (en noir et blanc) de Nacho Fernández, le lecteur distingue facilement les clins d’oeil, entre bouilles kawaii et mines patibulaires juchées sur des petits corps. La trame de la parodie suit scrupuleusement celle du modèle, tout en s’octroyant des raccourcis bienvenus pour surprendre le lecteur. Bref, ce tome 1 est une mine de réjouissances pour les fans. Les autres, déjà refroidis par une saga originelle répétitive et ayant traversé les âges avec difficulté, n’auront qu’à passer leur chemin.