"Si tu réussis tes examens d’entrée à l’université, je t’offrirai ma virginité". C’était le pacte qu’avaient conclu Suguru et sa petite amie Hatsuki. Mais Suguru a échoué aux examens, et il s’est bien gardé de l’avouer à la belle. Après lui avoir fait l’amour, il lui dévoile la vérité et elle le quitte. Suguru part habiter près de l’université chez son oncle, qui à sa grande surprise, abrite aussi le Scarabée, un club de strip-tease. La chambre qu’il est censé occuper est déjà habitée par la très belle Ulala, à la recherche de sa mère qu’elle n’a jamais connue. Partagé entre ses sentiments naissants pour Ulala et son attachement pour Hatsuki, Suguru a également fort à faire avec les différentes strip-teaseuses qui ont toutes décidé de le tester sexuellement et ainsi savoir s’il mérite bien de cohabiter avec Uala...

Décidément, Suguru a bien de la chance. Il réalise le fantasme de tout étudiant en habitant au sein d’un club de strip-tease, et finit par coucher avec toutes les employées. Lors d’une partie à trois surréaliste avec des strip-teaseuses reconverties en examinatrices dans un placard pendant un vrai examen, d’une rencontre rapprochée dans une piscine après avoir glissé malencontreusement, ou sur scène préparant des numéros chauds bouillants avec des danseuses très entreprenantes, voici un manga qui ne s’embarrasse pas d’un scénario tarabiscoté. La trame n’est qu’un prétexte pour aligner une scène de coucherie par chapitre, et les rencontres impromptues se succèdent au rythme du quotidien du club. La représentation des scènes torrides reste sobre, des espaces blancs évocateurs laissant le lecteur combler les vides.

« Ulala ma colocataire » est un manga érotique plutôt sympathique, laissant le lecteur s’attacher progressivement aux personnages habitant le club de strip-tease, chaque danseuse ayant sa propre personnalité. En effet, ces demoiselles ne s’épargnent aucun effort et testent Suguru plusieurs fois durant cette courte série de quatre tomes.