Vu sur le site DVDrama, un excellent article y passe en revue les différentes tendances des génériques TV. L'occasion pour moi de revenir sur ces fameux génériques qui m'ont marqué. Alors bien sûr, comme on ne peut jamais tout voir, des afficionados de certaines séries seront déçus. Qui dit top dit choix, donc voici mon panel subjectif :

N°1 : « Le prisonnier ». Véritable court-métrage, grande leçon de montage, moderne et dynamique ; dès l'introduction, la série chapeautée par Patrick McGohan nous donne une baffe dans la face. 

N°2 : « V ». Ce générique ultra sobre est celui qui m'aura le plus foutu la pétoche. Ce V emblématique, zoomé sur la musique angoissante (juste une nappe de synthé), a le mérite de taper dans l'ultra-efficace sans aucun effet. Très con à fabriquer, mais l'effet obtenu est redoutable.

N°3 : « 24 ». Très court et absolument parfait. Emblématique de la mouvance des génériques sans visage, se focalisant sur le logo de la série (« Lost », « Alias »), ce 24 apparaissant sur les effets lumineux digitaux présente idéalement le concept : 24 épisodes pour 24 heures, une course contre la montre.

N°4 : « Zorro ». Diffusé pendant l'émission Disney Channel, MA sérié emblématique, celle qui accompagnait mes samedis soirs. J'étais fasciné par ces éclairs formant un Z dans le ciel. Récemment rediffusée sur France 3, cette série d'aventure n'a rien perdu de sa magie.

N°5 : « Amicalement vôtre ». Les samedis après-midi de M6 furent ponctués par ce générique à la musique exceptionnelle. La diffusion de cette introduction présentant les parcours antagonistes de Wilde et Sinclair, signifiaient pour moi le début de la soirée de samedi, et me rappelait que je n'avais toujours pas fait mes devoirs du week-end.

N°6 : « Oz » : A chaque nouvelle saison, les images fugaces parsemant ce générique sont renouvelées. Fugaces, mais suffisamment représentatives de la violence quotidienne au sein d'Emerald City : crucifixions, fellations, meurtres en tous genres, deals de drogue, viols... toutes ces images défilent sur cet air musical viril mais tout sauf glauque. Une introduction à la hauteur de l'une des meilleures séries jamais produites, qui par son propos et sa profondeur, en fait passer beaucoup d'autres pour des bluettes pour ados.

N°7 : « Tonnerre mécanique » : Je n'ai pas vu beaucoup d'épisodes, mais j'étais fou de ce générique. La musique typique des années 80 fonctionne à merveille, et les images de la moto en vitesse super accélérée, avec les lumières urbaines se reflétant sur la visière sont énormes.

N°8 : « Supercopter ». Produite par Donald P. Bellissario (« NCIS »), cette série misait bien sûr une grande partie de son intérêt sur le fameux hélicoptère. Certes, les combats aériens se finissaient bien souvent sur le looping de l'hélico lui permettant de se retrouver derrière l'adversaire pour mieux l'atomiser. Je me souviens évidemment de la musique, mais aussi de l'inquiétant regard de psychopathe de Springfellow Hawke (interprété par Jan-Michael Vincent), à la recherche de son frère Saint john. J'adorais aussi le look de Archangel, et son verre noir tranchant avec son costume d'un blanc immaculé. Bref, un générique et une série qui donnait envie de piloter.

N°9 : « Parker Lewis ». Un générique assez spécial car changeant tout le temps (le titrage est entre-coupé de petits sketches, le plus souvent entre Parker et sa biiiiip de soeur). Je me souviens des espoirs que m'offrait ce générique, l'assurance que j'allais assister à des sommets d'inventivité, de QG secrets dans les casiers de lycée, des ordinateurs planqués dans l'imper de Jerry le geek, etc.

N°10 : « Le prince de Bel Air ». Je connais ce morceau de Will Smith par coeur, mais je ne m'en lasse jamais. Aujourd'hui, on n'oserait plus montrer autant de couleurs à l'écran.

Hors-compétition : « X-Files ». Un peu en dehors de tout, tant cette oeuvre ne peut être seulement cantonnée au format série TV. Tellement vu et revu, ce générique peut agacer aujourd'hui, et même à l'époque, les effets visuels étaient tout pourris et donnaient l'impression d'avoir été conçus à l'arrache. Mais c'est ça qui faisait le charme de cette introduction, avec bien sûr les cartes du FBI des deux agents, et leur progression à la lampe torche en ralenti saccadé. Terrible.