Alta Donna

Cette chronique a également été publiée sur le site actuabd.

Nola en pince pour le mystérieux Damiano, mais lui et sa sœur Inès sont, disons, étranges. Surtout depuis les incidents du parc d’attraction : Nola a-t-elle vraiment chuté de plusieurs étages sans une égratignure ? Pourquoi son amie Pump ne se rappelle-t-elle de rien ? De retour au quotidien, notre écolière retrouve son monde imaginaire pour échapper aux cours barbants et compenser l’absence de sa mère droguée au travail. Le fantastique mode de vie des furets, les joies de la plongée au tuba dans le bain, le choix d’une robe de soirée, rythment tranquillement sa vie avant que son enquête sur Damiano dans l’enceinte de l’école ne mène Nola à la plus étrange des révélations.

Alta Donna

Ce deuxième tome (sur une série qui en compte trois) d’Alta Donna confirme la très bonne impression que nous avait laissée le précédent : une BD sucrée comme un bonbon, à consommer comme une friandise, un cocktail survitaminé de couleurs aux bouilles attendrissantes et aux situations mignones et cocasses. Voici un album destiné aux adolescentes adeptes du shopping de compétition, aux rêveuses qui décorent leurs agendas de fleurs et autres gribouillis.

Le graphisme de Minikim est un véritable enchantement, les personnages au visage rond semblent constitués en spaghettis, les arbres en barbe à papa. Les ambiances colorées de Pop achevant de donner à « Alta Donna » une robe de conte de fée, tandis que le scénario de Mariolle n’en finit pas de surprendre, explorant plusieurs directions et genres au fil des pages dévorées avec gourmandise.