« Final Fantasy 8 » (Playstation)

C'est un jeu un peu spécial pour moi. Tout d'abord, j'y ai joué en août/septembre 2001. Je passais des heures à fortifier mes personnages tout en écoutant la radio qui nous conseillait d'éviter le nuage toxique provenant de l'explosion d'AZF. Ca, c'est pour situer l'époque. Mais je vais maintenant parler du jeu. Ma curiosité était sollicitée par les superbes images de la prêtresse Edea et son magnifique décolleté, et les ambiances pleines de poésie. L'envie de pratiquer le jeu me titillait donc depuis un moment. En août, je me décide à l'acheter, rue des Lois. L'intro du jeu est lancée : au rythme des coeurs entonnant Fithos Lusec Wecos Vinosec, j'assistais en état de transe à la plus belle cinématique d'intro de jeu de tous les temps. Le champ de fleur, Rinoa se tournant au ralenti, la plume, et le duel entre Squall et Seifer. Le personnage de Rinoa m'a profondément marqué. Les bougres de Squaresoft ont tout fait pour que le joueur tombe amoureux de la belle. A l'instar de Luke Skywalker découvrant Leia allongée dans sa cellule de l'Etoile Noire, Squall intègre Rinoa dans son équipe dans un train, alors qu'elle dort paisiblement. Auparavant, le jeu aura offert au joueur un des plus beaux moments de l'histoire des cinématiques : la célèbre valse au ballet de l'école entre les deux tourtereaux (photo). Par la suite, de l'envoûtement de Rinoa, son enlèvement, jusqu'à sa récupération désespérée dans le vide interstellaire (autre grand moment émouvant), tout est mis en oeuvre pour garder le joueur sous le charme. J'ai parcouru l'intégralité du jeu 2 fois, mais me suis toujours vautré dans le dernier château. Mes personnages n'étant pas suffisamment boostés, je n'ai jamais pu vaincre le boss (mon dernier combat contre lui a quand même duré deux heures). Curieusement, alors que j'ai terminé les « Final Fantasy » 7 et 9 (ce dernier m'ayant autant fait vibrer qu'un documentaire sur les fourmiliers tamanoirs), c'est l'opus qui me tenait le plus à coeur que je n'ai jamais fini. Je n'ai donc jamais assisté à la cinématique de fin, la conclusion restera pour moi un mystère. Peut-être préfère-je en rester là, et garder le charme d'une quête inaccomplie. Je le recommencerai, qui sait, plus tard, pour de bon. Ou peut-être pas, freiné par la hantise d'être déçu par une fin trop longtemps attendue.