« Street fighter 2 » (SNES)

Arf... L'ultime, l'insurpassable, LE jeu de baston emblématique. La pureté absolue en matière de character design, de jouabilité défiant tout comparatif, de ludicité impériale... mais je m'égare. Le maître-étalon a donné tous ses codes au genre : les manips et les personnages sont devenus une institution (quart de tour avant + coup de poing pour la boule de feu, le chargement des contres de Guile, le saut à outrance de Chun Li, la force brute au corps à corps de Zangief, la rivalité légendaire entre deux combattants au profil identique, Ryu et Ken, Dhalsim, le guerrier déconcertant à l'allonge ridiculisant Rocco Sifredi...). Les joueurs amateurs de baston ayant fait leurs armes sur ce jeu ont vu leur art du combat plus ou moins formatés malgré eux, tel le Dark Hadou fondant sur le faible. Ceux qui ont surtout utilisé Guile auront ainsi par la suite une nette propension à utiliser (quel que soit le jeu) les coups de contre et d'attente, à l'opposé des fans de Chun Li (dont je fais partie) qui auront pour habitude de privilégier la rapidité et les déplacements aériens. Très peu de déchet dans ce jeu, à part peut-être Balrog dont je n'ai jamais été fan. Les bruitages sont résolument parfaits (oubliez les calamiteux ouh-aah du très mauvais « Super Street Fighter 2 » sorti bien plus tard). Les niveaux bonus (le démolissage de la voiture et les bidons, plus faciles avec Chun Li et Honda), et les fins des différents personnages sont inoubliables encore aujourd'hui, à tel point que depuis, un jeu de baston sans fin personnalisée ne fait... pas fini. Je voue une vénération sans borne pour ce jeu, et le considère plus comme un jeu de stratégie que comme de la baston. Pour les connaisseurs, tout coup porté doit être réfléchi et contient aussi sa parade. Des personnages réputés plus faibles peuvent neutraliser en peu de coups un boss, car utilisés à bon escient, mais à l'inverse, un coup dangereux d'un combattant ne pourra rien contre une parade particulière de certains autres. Eh oui, n'en déplaise à certains, quand j'utilise à outrance le hadou-ken, c'est de la stratégie !!