« Tiger Blade »

mardi 15 janvier 2008 à 12:07

Sabre magique, corps tatoués, bastons thaï. Pas folichon quand même.

Tiger Blade

Un film de Theeratorn Siriphunvaraporn, avec Atsadawut Luengsuntorn, Phimonrat Phisarayabud. Disponible en DVD chez EuropaCorp.

Une section d'agents spéciaux doit neutraliser le gang d'un dangereux leader. Pour les vaincre, les agents devront mettre la main sur le sabre Tiger Blade, seul capable de tuer des guerriers insensibles aux balles.

Difficile de déceler la moindre cohérence dans ce gros nanar d'action survolté. Le héros gagne un duel au début du film, s'emparant d'un foulard magique d'un criminel qui neutralise les balles, ... foulard dont on n'entend plus jamais parler. Les rebondissements de situation ne permettent rien d'autre que des gros éclats de rire, les gentils sachant constamment où se cachent les bad guys, par le biais bien pratique de tests que doivent subir les hommes du leader adverse. Le fameux sabre, vous l'aurez compris, est la pièce maîtresse du film, la pierre angulaire, l'objet de toutes les convoitises, lui seul permettant au héros de triompher... et bien pas du tout. On sait juste qu'il requiert du sang de vierge pour resplendir à nouveau. A peine le héros le possède-t-il que cet objet magique est tout bonnement relégué au second plan.

Les qualités principales de ce genre de métrage sont bien sûr les bastons. C'est un euphémisme de dire que « Tiger Blade » se fait exploser sa tronche par le dyptique « Ong Bak » / « L'honneur du dragon ». Les affrontements ne proposent rien de nouveau, les deux combats les plus intéressants se situent au tout début du film, juste après une scène au lit, et tellement archi-coupé que cela en devient abstrait, puis au milieu du film, plus simple, entre deux nanas (pratiquement) désarmées. Le film est truffé de choix déconcertants de montage, comme ce choix d'intercaler en plein affrontement une image fixe en plan serré d'une combattante en plein orgasme sous une chute d'eau, comme dans une célèbre pub pour un gel douche. « Tiger Blade » emprunte beaucoup à l'univers des jeux vidéo, présentant les bad guys en figeant l'image et affichant leur nom, comme dans des écrans versus à la « Street Fighter ». Le final de cette bouse est un sommet de ridicule, achevant une succession de mélange de genres sans queue ni tête. Les acteurs font ce qu'ils peuvent, les nanas sont sexy, le héros au physique de mannequin s'en sort plutôt bien, et leur performance martiale sont plutôt honnêtes, mais ne font pas oublier le bourre-pif nucléaire que fut la découverte du phénomène Tony Jaa.

Posté dans Visionnages
Thomas Berthelon

Commentaires

  1. Euh, "Siriphunvaraporn" c'est le vrai nom du réalisateur ? Parce s'il est mauvais dans le cinéma d'action, avec un nom pareil, je pense qu'un tout autre genre de films lui irait bien.

  2. Thomas Berthelon a écrit:

    Ah ah ! Tu croises trop de pseudos tendancieux dans ta profession !!


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