Top : les jeux vidéo qui m'ont le plus marqué (10/15)
Par Thomas Berthelon le lundi, novembre 26 2007, 23:51 - General - Lien permanent
Un splendide rêve éveillé pour le dixième billet de cette série.
« Zelda : Link's awakening » (Game boy)

Imaginez le choc : un jeu d'action / aventure de ce niveau sur la Game Boy. Certes, l'écran était petit, et l'harmonie colorée jaune pipi n'était pas non plus propice à de splendides ambiances féériques dignes de tout bon jeu de rôle, mais le charme opérait quand même. Link se prend une tempête dans la gueule alors qu'il navigue en mer. Il se retrouve sur l'île de Cocolint, réveillé par Marine. Il découvrira que l'univers insulaire est issu des songes du Poisson Rêve, y compris les monstres et ses habitants. Commençons par la fin. Rarement un épilogue aura à ce point hanté l'imaginaire du joueur, atteint ce niveau de poésie. Alors que l'aspect des personnages dans le jeu est en SD (Super Déformé : petit corps et grosse tête), la suite de cinématiques finales montre un Link au corps de jeune adulte, perdu dans ses pensées sur son bout de bois, puis émerveillé par le Poisson-Rêve bondissant au-dessus de lui, passant devant le soleil. D'autres cinématiques comme ce rendez-vous romantique devant le coucher de soleil en SD sont également très réussies. On a parfois aussi envie de se balader sur le sable, au bord de l'eau, à l'ombre des palmiers occupés par des singes envoyant des noix de coco, nager dans les rapides, gravir les marches de la montagne, se balader dans les villages et déterrer des salades pour choper des rubis, parcourir la forêt... Je ne me suis jamais consacré à fond au « Zelda » sur SNES, que j'ai pourtant recommencé deux fois, mais celui sur Game Boy, en tout cas, vaut vraiment le coup. Alternant moments de stratégie pure dans les donjons, et l'aventure / baston à l'extérieur, le jeu offre une grande palette d'actions possiles, comme courir, sauter, foncer, tirer à l'arc, poser des bombes, utiliser le grappin, le boomerang, manier une épée laser, tirer des leviers, soulever des jarres, pêcher... Mais surtout, il va devoir apprendre quelques mélodies à l'ocarina, dont le fameux mambo apprécié par les poissons. Il y a même des petits moments de plate-forme, hommages à Mario, où le joueur doit sauter sur la tête d'ennemis. Link ne sera pas toujours seul dans sa quête, car il va devoir promener un toutou bombe, et la belle Marine. Bref, « Zelda : Link's awakening » propose toute une gamme de petits défis tout à fait excellents, qui font de ce jeu une énorme référence.
Commentaires
Les coquillages à chercher etaient sympas. Ainsi que les differentes musiques et les echanges d'objet d'un personnage à un autre.
Et puis surtout, c'etait le premier zelda où tu pouvais voler dans le magasin!
Oui, mais après, tu te faisais traiter de voyou par tout le monde, et si tu ne retournais pas te faire tuer par le vendeur avant le prochain donjon, toutes les zones découvertes de la carte disparaissaient.