Top : les jeux vidéo qui m'ont le plus marqué (8/15)

vendredi 23 novembre 2007 à 09:12

Des singes et des bananes, pour la suite du non classement.

« Donkey Kong Country » (SNES)

Ce jeu de plate-forme de Rarewave fit l'effet d'une bombe à sa sortie. Profitant des dernières innovations 3D, « DKC » proposa un environnement graphique jamais vu pour l'époque. Des détails fouillés, des ambiances de couleur, des rendus de lumière et d'ombres parfaits, voilà ce qui attendait le joueur découvrant ce petit bijou en 1994. La réserve de bananes de Donkey Kong est volée par la horde de Kremlings, et le petit chimpanzée Diddy est capturé dans un tonneau. S'ensuit un périple à travers la jungle, les tréfonds sous-marins, la forêt, les montagnes glacées, les mines, les grottes, pour retrouver la piste de la réserve de bananes. Sur leur route, les singes retrouveront la délicieuse Candy, fiancée de Donkey, Funky le surfeur, et le vieux Cranky, revenu de tout et passant son temps à dénigrer les nouveaux jeux vidéo, préférant le bon vieux temps où l'on ne sautait pas sur la tête des ennemis pour gagner. La partition sonore est absolument magnifique, les morceaux s'écoutant encore aujourd'hui avec plaisir et n'ayant pas du tout vieilli. Les deux singes, le gorille et le chimpanzée, n'ont pas du tout le même gabarit, et proposent au joueur une maniabilité variable. L'un et puissant mais peu agile, l'autre est plus tonique mais ne peut tenir le choc contre les puissants Krushas. La jouabilité est ainsi exemplaire, aussi bien dans les partie de plate-forme classique que dans l'eau, où il s'agit de nager sans toucher les roues dentées, les requins, et autres bestioles en tout genre. Heureusement, des gentils zanimaux sont là pour servir de moyen de locomotion aux singes. L'autruche Expresso, chaussée en Nike, le rhinocéros Rambi, capable de tout pulvériser et fracasser les passages secrets, la grenouille Winky, aux sauts dignes de Steve Austin, l'espadon Enguarde, et enfin le perroquet Squawk, transportant une lampe, facilitent le périple de nos deux singes. Il existe ainsi bien des moyens de franchir les obstacles, en volant, fonçant, sautant, embrochant... Les puristes préféreront bien sûr se prendre la tête à utiliser les fameux tonneaux volants, propulsant les singes aux tonneaux suivants, inclinables, fixes, ou mobiles, et nécessitant patience et sens du timing. Ce que je retiens de ce jeu, c'est cette ambiance zen, ces harmonies de couleur donnant envie de s'arrêter quelques secondes pour contempler les décors, ces mimiques que font les singes au bord du précipice ou trop longtemps restés sans bouger. C'est cette succession de tableaux, cette grotte faite de pierres précieuses, ces usines aux reflets métalliques, où la lumière s'éteint parfois alors que le joueur saute de corde en corde, ou encore ces chariots roulant sur des rails incomplets, au son d'une musique jamais stressante, mais rythmée et terriblement efficace.

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Thomas Berthelon

Commentaires

  1. Dis moi que tu l'as!! dis moi que tu me le preterais pour les longues soirées d'hiver!!
    Moi j'adorais les niveaus secrets où il fallait ramasser le plus de representations dorées d'un animal!

  2. Thomas Berthelon a écrit:

    Oui, je l'ai. Fais-y moi penser au prochain Toulouse Carnet.

  3. Oh oui, c'est bon! Je me souviens de la claque reçue graphiquement, genre mais comment c'est possible de faire ça sur super nes !


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