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jeudi, juillet 2 2009

Paintball

Vous l'aviez deviné, il s'agissait bien de paintball. Il y a quelques jours, nous avons enterré la vie de garçon de Nils. Si vous voulez en voir un aperçu, c'est par là. A cette occasion, nous nous sommes bourrinés la tête à coups de tâches colorées qui font mal. Je me suis aperçu que j'étais surtout bon pour rester planqué derrière des arbres et lancer des tirs de couverture... Pas très glorieux tout ça... Voilà mon témoignage en dessins. Je précise que tout est vrai, bien sûr.

mardi, juin 30 2009

« Terminator Renaissance »

Un film de McG, avec Christian Bale, Sam Worthington, Helena Bonham Carter, Bryce Dallas Howard.

En 2018 : le jugement dernier a finalement été déclenché par l'intelligence artificielle Skynet, et la guerre entre les humains et les machines fait rage. John Connor s'appuie sur les messages enregistrés par sa mère pour lutter contre l'ennemi, et est considéré par les hommes comme un prophète. Pendant ce temps, Marcus, un criminel autrefois exécuté se réveille en plein milieu d'un affrontement, il est devenu un cyborg malgré lui. Les deux hommes vont devoir se faire confiance pour annihiler les plans de Skynet.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce premier épisode d'une nouvelle trilogie s'affranchit bel et bien du lourd héritage de James Cameron. Du poussiéreux, du nerveux, brutal, de la grosse bataille avec plein d'effets partout, on abandonne les teintes bleutées chères au réalisateur d'« Aliens » pour un ton chaud et sec à la « Mad Max ». L'introduction du film déménage, avec notamment ce plan séquence dantesque où Connor fait décoller un hélicoptère avant que celui-ci ne se fasse dégommer en plein vol. Le chaos règne.

Certes, McG s'affranchit de Cameron, mais pour livrer quoi ? C'est là que la puce Cyberdine commence à planter : le métrage aligne les incohérences (les capsules d'énergie nucléaire rangées, comme par hasard, à côté de la grande salle du métal en fusion) comme un T800 collectionne les scalps des Sarah Connor. Les moments de ridicule fleurissent également, notamment cette grande explication du grand méchant (l'IA du QG des machines, inexplicablement placée dans une salle blanche immaculée, assez inutile si on considère que le QG des machines n'a pas besoin de lumière, agencement d'intérieur, ou harmonie colorée, puisque ce sont juste des câbles et du métal. Enfin, passons, cela colle certainement mieux avec une ambiance de grande scène des révélations...). Le caméo du T800 en numérique est plutôt bien foutu, mais sans grande utilité, et surtout, le cyborg mythique se révèle ici assez pataud et inefficace.

Bale fait ce qu'il peut en John Connor, mais on devine que son personnage explosera vraiment dans les suites, car il est tout de même un peu relégué au second plan par Marcus. Ce personnage est le pivot du film, intéressant et bien exploité, mais encore une fois anecdotique, oublié aussi vite qu'il sera apparu. Ainsi, disparaissent les thèmes de prédilection de la franchise, que sont la lutte contre le destin, l'absence d'échappatoire, la peur du futur, l'auto-destruction de la race humaine, la chair contre le métal, l'ange de la mort indestructible, la gestion d'un destin hors norme s'abattant sur les épaules d'une personne anodine. « Terminator Renaissance » ressemble à une coquille vide, transformant une des plus grandes sagas de SF en blockbuster pour décérébrés.

vendredi, juin 26 2009

Thriller

Après avoir été en vente, v'là maintenant que Michael Jackson, le Roi de la Pop vient de décéder. Il part rejoindre pour l'éternité les morts vivants de son célébrissime clip "Thriller". Allez, je ne parle pas de son penchant pour les nuits passées avec des enfants. Salut l'artiste, Aooowww ! (l'illustration a également été publiée sur le blog collectif Drawmadaire) :

mercredi, juin 24 2009

Ces derniers jours en photos 2

Allez, c'est reparti pour une nouvelle fournée de photos. Tout d'abord, règlement de comptes à OK Corral entre mon chat et celui de mes beaux-parents :

Cadre superbe pour ce restaurant dans le Tarn-et-Garonne :

Petit périple photo à Montricoux avec Sab :

Le Toulouse Carnet de Juin eut lieu sur les berges de la Garonne :

J'ai reçu l'album « Kuma Kuma T.2 » en service de presse. Bon oreiller.

Les acteurs de la pièce de théâtre « Faudrait pas prendre le Capitaine Green pour une olive ! », poussant la chansonnette au bar Le Fairfield :

Mes derniers achats DVD, oui, c'est ma période Johnnie To...

Je suis devenu vieux... (le gâteau a été fait par ma douce) :

Ca, c'est mon bras...

... et ce n'est pas une piqûre de moustique...

Des blessures similaires constatées chez d'autres personnes. Pour comprendre, guettez prochainement le blog Drawmadaire, la réponse sera en dessin :

vendredi, juin 19 2009

Girondins Champions

Oui, je retarde. Donc, depuis le temps que je place du Scapulaire dans mes dessins sur ce blog, il coulait de source que j'illustre le sacre des Girondins de Bordeaux. Cette saison de Ligue 1 aura donc vu le club aquitain conquérir son 6ème titre de champion de France, au nez et à la barbe des Olympiens marseillais. Ce fut l'année des Gourcuff, Chamakh, Cavenaghi, Jurietti, Planus, Laurent Blanc... Mon dessin à l'acrylique est donc un mélange d'éléments que seuls les footeux peuvent décoder : le scapulaire, le stade Jacques Chaban Delmas, la couleur marine, et l'Hexagoal (j'ai placé Bordeaux un peu trop à l'Est, mais bon...). Cette image fut précédemment publiée sur le blog Drawmadaire, la voici avec des photos de la table de travail.

lundi, juin 15 2009

Le marathon des 24 heures du Mans

Lors de chaque édition de la course des 24 heures du Mans, Broseb a l'idée saugrenue de constituer un équipage de geeks et affronter ainsi la terrible épreuve automobile ... sur la console Dreamcast. Je me suis donc joint pour la première fois à l'épopée cette année. La course débutait samedi 13 juin à 15h, et finissait 24 heures plus tard, le dimanche 14 juin à la même heure. C'est ainsi que l'équipage composé de Broseb, JP, et moi-même nous sommes relayés (des relais se basant sur les pleins d'essence, durant à peu près une heure) au domicile du premier, armés de boissons énergisantes, sodas aussi louches les uns que les autres, pizzas, muffins, et une pièce en plus pour dormir sur un matelas. Interdiction d'appuyer sur le bouton "Pause", de passer la manette sans s'arrêter aux stands, pour quelques motifs que ce soit. Voici le compte-rendu en images :

Voici le jeu sur Dreamcast qui supportera les 24 heures sans interruption :

Miam, des boissons de sportifs !

Les fans en délire sont prêts :

Voici le dispositif : en haut à gauche, l'écran relié à la Dreamcast, à droite, une vaine tentative pour suivre en direct la retransmission de la vraie course, et en bas à gauche, l'ordinateur portable de Broseb pour que celui-ci puisse effectuer les mises à jour de son site gpactu.com :

L'équipe des gogoles au grand complet :

Tandis que Broseb (à droite) remonte les concurrents, JP cherche une chaîne retransmettant la course.

Mais pourquoi le maillot de l'équipe nationale de foot du Japon ?

Broseb tente de poser pour la photo malgré une concentration de tous les instants. Pendant ce temps, JP suit la vraie course en direct sur le net.

Déjà la nuit. Broseb : hop, une mise à jour de mon site.

Toulouse s'endort alors que nous carburons au Pepsi bien frais, la nuit n'est pas près de finir pour nous.

Les cadrages de photos deviennent foireux, il est temps d'aller dormir...

Il est 8h du matin, 4 heures de sommeil dans les dents.

Une sortie de route dans l'herbe. Il est 8h39 du matin (7h39 affichées, à l'époque de la sortie du jeu, les 24h du Mans commençaient à 16h), encore plus de 7 heures de course !

En bon secrétaire, JP met à jour le site de Broseb.

Cet espace détente me dirait bien...

Mais je ne laisse pas tomber mes équipiers ! (ni l'épisode de « Totally Spies »)

Beeeeuuuuuaaaahh, nuit blanche moins 15 minutes, et même pas maaaaal. 

JP : Gné, moi non plus...

Améliore ton temps, enfoiré !

Broseb profite d'une ligne droite : "Non, il faut aller dans ce dossier, là. Non, en dessous".

Broseb nous prend en photo, avant de partir acheter des croissants. (Entre boire et conduire, je ne choisis pas).

Et un oeil explosé, un !

Il est temps que ça se termine, je vois tout flou !

Un combo de caméras embarquées : à droite, la retransmission du grand prix Moto GP de Catalogne, sur NT1 :

Enfin, la délivrance ! après 24 heures de course, nous voilà arrivés ! Ouf, de justesse, car la console a planté juste après la course !

Pour info, voici un dommage collatéral d'un relai d'une heure sur notre organisme.

Et voilà, c'est fini. Résultat : l'équipage finit 16ème, sur une Nissan R390 GT1#32. 375 tours parcourus, pour un meilleur tour à 3'29"203. Et maintenant, retrouvons en direct le témoignage de nos trois pilotes, sur l'après-course : "J'étais tellement fatigué hier soir que je ne me rappelle même pas m'être endormi !" nous avoue Broseb, très fier d'avoir effectué la mise à jour complète de son site dès lundi matin. "Je me sens un peu mou, je me suis écroulé sans me retourner" nous lance un JP joint ce matin. Pour ma part, après 13 heures de sommeil, ça va mieux.

vendredi, juin 12 2009

« Vengeance »

Un film de Johnnie To, avec Johnny Hallyday, Anthony Wong, Lam Suet, Simon Yam, Sylvie Testud. Ecouter aussi la chroniique du film en direct dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 23 mai 2009.

Franck Costello, un ancien tueur français devenu cuisinier se rend à Macao pour éliminer les assassins de la famille de sa fille, elle-même paralysée. Il se lie d'amitié avec trois tueurs à gage, qu'il engage pour l'aider à se venger. Mais Costello est atteint d'une maladie : une balle logée quelques années plus tôt dans son cerveau lui fait perdre la mémoire. Réussira-t-il à garder sa lucidité pour maintenir sa quête de vengeance intacte ?

C'est vrai que voir Johnny Hallyday dans un métrage de Johnnie To avait de quoi laisser songeur. Quel effet cela ferait auprès de nous, Français, d'apercevoir des acteurs compatriotes (n'oublions pas Sylvie Testud), issus d'un cinéma qui se veut avant tout proche d'une certaine réalité, adepte du film d'appartement-gris-avec personnages refusant de s'engager-avec dîner en famille à la clé, propulsés dans un univers hong kongais en suspension et romantique, et surtout celui de Johhnie To, réalisateur des polars singuliers « PTU » ou « Mad Detective » ? Le moins qu'on puisse dire, c'est que le visage de l'acteur est magnétique : son regard bleu acier, quand il n'est pas caché par une marque de lunettes dont il hurle le nom dans les pubs, fascine et hypnotise. Son visage en dit d'ailleurs plus long que ses quelques dialogues. Son personnage est perdu dans un pays qu'il ne connaît pas. Il incarne une sorte de sac encombrant, un boulet rouillé mais attachant dont les trois tueurs à gage vont se prendre d'affection.

A cause de son personnage, Johnny passe donc un peu au second plan pendant une grande partie du film, laissant le champ libre à l'immense Anthony Wong en chef des tueurs, et au toujours impeccable Lam Suet dans son registre comique, face au très grand Simon Yam en superboss enculé numéro un. Les trois comédiens fétiches de To restent donc dans leur rôle de prédilection, poursuivant la trilogie des tueurs à gage entamée avec « The Mission » et poursuivie avec « Exilé ». Le film prend ensuite une tournure différente, et c'est avec un Johnny/Costello toujours aussi paumé mais livré à lui-même que nous nous retrouvons. Mais même quand Costello reste en retrait, le personnage ne se fait jamais oublier, To se débrouillant toujours pour filmer ce qui l'a intéressé chez l'acteur belge : son visage.

A un moment, le film amorce un virage en exploitant le fameux concept cher au réalisateur de « Running out of time ». To adore en effet prendre des concepts de polar basiques, les vider de leur substance, et se focaliser sur un détail pour jouer avec : la perte d'un flingue de service dans un Hong Kong nocturne vide (« PTU »), un détective fou visualisant les personnalités chez les criminels (« Mad detective »), des tueurs passant leur temps à attendre (« The Mission »). Ici, le concept de vengeance est exploité à l'envers : un homme perdu vengeant des personnes qui lui sont chères. Dans « Vengeance », Johnny utilise des polaroïds qu'il annote au gros feutre noir, pour se rappeler de qui il doit se venger. Tout le monde aura bien sûr reconnu le scénario du film « Memento » de Chistopher Nolan. De toute façon, ce n'est pas la première fois que le cinéma hong kongais recycle des idées venues d'Hollywood, souvent en proposant un éclairage neuf, nerveux, jusqu'au-boutiste. To s'empare donc du concept de l'enquêteur amnésique pour obtenir une sorte de poème suspendu, broder des séquences irréelles, improvisées, comme si une sorte d'alien lumineux débarquait dans une filmographie ultra-codifiée.

Le rôle de Costello avait au préalable été proposé naturellement à Alain Delon. Le nom du personnage est le même que celui du tueur qu'il incarnait dans « Le samouraï » de Jean-Pierre Melville, ils s'habillent à l'identique. Et c'est vrai que le concept de la mythologie melvillienne, qui a inspiré tant de formalistes (Jim Jarmusch, Martin Scorsese, John Woo, ...) s'invitant dans l'univers du plus passionnant des cinéastes de film de gunfights actuel, cela avait de quoi faire rêver. Le casting en or massif ainsi généré aurait pu tirer des millions de saignements de nez. A la place, nous avons donc un Johnny loin de démériter, je l'ai précisé un peu plus haut, mais laissant tout de même un goût d'inachevé. L'ombre d'Alain Delon rode au détour de chaque plan. Mais quelque part, ce que nous avons perdu en incarnation froide et romantique, nous l'avons gagné en chaleur et présence (Johnny a toujours eu l'air sorti de scène, hagard, son visage parle presque plus que sa voix).

« Vengeance » est donc un film dans la droite lignée de ce qu'a livré Johnnie To auparavant, ni meilleur ni moins bon. Nous avons encore l'impression que cela fait cent fois qu'il nous ressort le même film, et cent fois qu'il nous offre de la nouveauté et des plans encore jamais vus : le gunfight dans la déchèterie est à tomber par terre, et la poursuite nocturne au milieu des petits auto-collants apporte une certaine innocence fraîche. Certaines autres scènes, comme cette dégustation de spaghettis bolognaise entre tueurs (la rencontre culinaire est une constante chez To), ou ce pique-nique en forêt laissent deviner le plaisir qu'a To de voir improviser ses acteurs dans la bonne humeur, ou s'observer dans les longs silences précédant les débordements de violence au ralenti.

mercredi, juin 10 2009

Hommage à Nolife : l'affiche

La semaine dernière, je publiais la vidéo d'animation réalisée avec Da Scritch, envoyée à Nolife pour leur soirée spéciale de leurs deux ans d'existence. Voici l'affiche (déjà publiée sur Drawmadaire), elle reprend certains dessins contenus dans la vidéo :

lundi, juin 8 2009

Ces derniers jours en photos

Je m'aperçois qu'une tonne de photos inintéressantes pourraient rester dans un disque dur, alors que c'est tellement plus drôle de les partager. Je reprends donc l'idée de Monsieur Poulpe, voici les photos des derniers jours :

Lors du « Supplément week-end » numéro 199, Dusport se fait attaquer par un micro géant !

Un petit hommage à mon club favori, tout frais champion de France de Ligue 1, pour la 6ème fois :

Petite balade en ville pour fêter nos 5 ans avec ma fraîchement pacsée Sab. Elle a d'ailleurs posté sa version de la soirée en dessin sur son blog :

Au lendemain de l'émission spéciale 200ème du « Supplément week-end » (oui, bientôt les photos), voici un petit aperçu du tshirt édité spécialement pour l'occasion :

Retour dans les Landes. Ici, le très sympathique restaurant "La table de la Ferme" à Mimizan :

L'Atlantique, c'est quand mieux que cette plate Méditerranée !

Séance bricolage. C'est bien de se sentir aidé.

Le Donjon de Mont-de-Marsan :

Le magasin Soulery (centre-ville de Toulouse, en face de l'Utopia) accueillait une exposition d'étudiants des beaux-arts de Dijon, présentant des sculptures par strates d'après les caricatures de l'auteur des marionnettes des Guignols.

Un petit coucou de Miami-sur-Garonne de Nils et moi.

vendredi, juin 5 2009

Pacs Nobiscum

Depuis le mois dernier, Sab et moi sommes unis par les liens du PACS. "Que la paix soit avec nous", comme dirait l'autre. Que l'encre du pinceau scelle cette union, virevoltant au gré des sinuosités aquarellées... Hum hum. Pour voir la version de ma pacsée, c'est par ici. Voici ma version, suivie du brouillon :

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