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mardi, août 31 2010

Mon carnet de route de la Coupe du Monde : La vidéo !

Vous aviez suivi le défi que je m'étais fixé pendant la Coupe du Monde de Foot en Afrique du Sud (une illustration par jour pendant la compétition).

Je me suis amusé à en faire une petite vidéo, sorte de portfolio animé, que vous retrouverez en septembre sur mon site pro quand je procèderai à sa mise en jour. Pour le visuel, c'est du Photoshop et de l'After Effects. Pour le son, du Soundtrack avec le morceau « Khohlakele », par Thembi Seete feat. Big Nuz.



lundi, août 23 2010

« Le Dernier maître de l'air »

Un film de M. Night Shyamalan, avec Noah Ringer, Dev Patel, Nicola Peltz, Shaun Toub.

Les peuples liés au 4 éléments (l'Air, l'Eau, la Terre et le Feu) vivent en harmonie entre eux, le seul être capable de maîtriser tous les éléments, l'Avatar, veillant sur la paix au fil de ses réincarnations. Mais Ang, un tout jeune maître de l'air et nouvel Avatar, se réveille de nos jours après avoir été emprisonné dans la glace pendant un siècle. Durant cette période, la Nation du Feu a déclaré la guerre aux autres peuples et interdit la pratique des éléments. Malgré son apprentissage inachevé, Ang, aidé de ses amis Sokka et Katara, part à la découverte des autres éléments.

Shyamalan, le grand gourou du film fantastique minimaliste, capable de vous scotcher en sueur au siège en filmant juste un trombone, se lance dans une trilogie d'heroic fantasy avec des créatures volantes, des combats d'effets spéciaux, et des batailles rangées de navires de guerre. Le choc de ces deux univers avait de quoi interloquer d'autant plus qu'il s'agit d'une adaptation d'une série animée diffusée par Nickelodeon. Mais le bonhomme n'est pas n'importe qui et a maintes fois prouvé son talent de compteur, flirtant entre l'angoisse et le merveilleux, et traitant de thématiques comme la cellule familiale avec délicatesse.

Dans la série animée « Avatar » (le film a dû être nommé autrement afin d'éviter un procès par James Cameron), la trame s'articulait autour de la relation d'amitiés entre les trois jeunes héros, la quête de redécouverte du monde par Ang, et ses duels avec le prince Zukko de la Nation du Feu. Très sensible aux thématiques des personnages devant se confronter à leur destin et aux attentes de leur entourage, le réalisateur d'« Incassable » exploite donc deux directions : la culpabilité de Ang par rapport au massacre des moines l'empêchant d'assumer son statut d'avatar, et la quête de Zukko pour se montrer à la hauteur des attentes de son père.

Alors, verdict ? Voici un film qui n'a pas peur du trop plein d'aventures. Les non connaisseurs de la série y comprendront-ils quelque chose ? Pour les autres, ce « Dernier maître de l'air » s'en sort plus qu'honorablement. Les bastons s'enchaînent au rythme de plan séquences diablement efficaces, les combattant effectuent une centaine de mouvements avant de balancer la sauce, et les grands moments de la première saison sont tous rendus à la perfection (mention spéciale pour la démonstration de Ang maîtrisant l'eau). Cette volonté de coller au plus près des péripéties de la série comporte aussi ses écueils, certains passages pourront paraître anecdotiques (l'esprit bleu) quand la dimension émotionnelle d'autres seront totalement annihilées (l'épisode de l'esprit de la lune). Un film trop court, donc, en regard du haut degré de fidélité voulu par l'équipe du film.

A conseiller chaudement aux connaisseurs de la série, mais que les autres découvrent d'abord le format télé, car ils risquent d'être refroidis par le côté entre-deux du film, entre fresque épique trop intimiste et développement des personnages avec trop d'effets.

mercredi, août 11 2010

« Inception »

Ecouter aussi la chronique radio dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 31 juillet 2010.

Un film de Christopher Nolan, avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Ellen Page, Cillian Murphy, Tom Berenger, Michael Caine, Tom Hardy.

Cobb est un voleur, le meilleur qui soit dans un genre particulier : l'extraction d'informations, en s'introduisant directement dans le subconscient des gens pendant qu'ils rêvent. Mais il est également un fugitif condamné à vivre loin de ses enfants. Afin de pouvoir rentrer au pays, Cobb accepte de pratiquer l'inception : introduire une idée qui fera son petit bout de chemin, dans l'esprit d'un riche homme d'affaires. Mais quand on s'introduit dans le rêve des gens, on amène aussi avec soi nos propres obsessions, et Cobb se trimballe un lourd traumatisme.

« Inception » est-il le nouveau « Matrix » ? Par son jeu avec les possibilités qu'offre la réalité virtuelle, son monde fictif créé de toute pièce, ses personnages dédouanés des conséquences directes d'actes répréhensibles (rapts, meurtres), les prouesses physiques dûes à l'affranchissement de toutes contraintes, et les déformations en tous genres de la réalité, il est clair que ces deux métrages entretiennent quelques parentés. Correctement mis en scène et bien écrits, les agissements de l'esprit sur l'environnement immédiat, se caractérisant par des capacités proches des super pouvoirs, fait toujours son boulot. Le souci étant de toujours proposer un concept solide pour justifier ces débauches d'effets. « Inception » fait mouche indéniablement, comme « Matrix » il y a déjà 11 ans.

Réduire « Inception » à sa débauche d'effets visuels serait réducteur, car le film porte définitivement la patte de Nolan qui met une nouvelle fois en scène ses obsessions : les troubles de la mémoire et la manipulation de l'esprit (« Memento »), l'auto-destruction des personnages (« Le prestige »), une culpabilité traumatisante, l'environnement d'un lieu agissant directement sur l'état mental des protagonistes (« Insomnia »), et le goût pour le chaos généralisé et la destruction (« The dark knight »). Le metteur en scène reconvoque certains de ses acteurs fétiches, comme l'indéboulonnable Michael Caine ou le très magnétique Cillian Murphy. La réalisation du britannique confirme son sens de l'esthétique et du cadre, filmant ses acteurs apôtres de l'élégance (toujours ce sens du détail dans le choix des costumes, lire à ce propos cette excellente interview de leur créateur) dans des décors froids et millimétrés.

Mieux vaut être en forme avant d'aller s'enquiller les 2h30 de métrage, car le film vous laisse lessivé. La tension est constante : l'enchevêtrement de plusieurs niveaux de rêves, la grosse quantité d'informations, dont certaines ne sont comprises que plus tard dans le film, l'action survitaminée filmée nerveusement (c'est assez inhabituel chez un Nolan plutôt sage) et des concepts visuels très riches (l'architecture et ses escaliers paradoxaux, les corps des personnages à plusieurs endroits à la fois) réclament une attention de tous les instants. La musique d'Hans Zimmer (peut-être le plus grand compositeur de musique de films en activité) n'y est bien sûr pas pour rien. Le thème principal s'inspire d'ailleurs d'un morceau qu'on entend à plusieurs reprises dans le film.

Alors, tous les éléments sont donc réunis pour créer un chef d'oeuvre en puissance ? J'aime bien faire la part des choses, donc je vais pinailler. Personnellement, je suis frustré. Frustré, car je n'arrive pas (encore) à voir dans ce film le chef d'oeuvre que tout le monde encense, la faute à beaucoup de longueurs : un rythme qui s'essouffle sur la fin (la partie dans la neige est vraiment trop répétitive), des gunfights lassantes, un scénario n'offrant que peu de rebondissement, nous ne faisons que subir le film, sans, à mon sens, beaucoup d'occasion de nous identifier aux personnages. Qui sont-ils au juste ? Des hommes d'affaires richissimes d'un côté, et des criminels sans aucune morale de l'autre. A l'exception de trois ou quatre, les personnages sont peu attachants ou pas vraiment développés. La mission n'est jamais véritablement remise en cause, aucune objection, aucun doute ne vient apporter un quelconque éclairage à ce qui est avant tout un viol pur et simple d'un esprit.

Au final, et malgré quelques réserves, « Inception » est l'un des films de l'année, si ce n'est LE film de 2010. Très couillu, au pitch sortant des sentiers battus (cela fait très plaisir), indéniablement à voir plusieurs fois, et surtout, gare à ne pas trop en parler aux gens qui ne l'ont pas vu.

mardi, août 10 2010

« Toy Story 3 »

Ecouter aussi la chronique radio dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 24 juillet 2010.

Un film d'animation de Lee Unkrich, produit par les studios Pixar.

Andy, l'enfant de Woody le cowboy, Buzz l'éclair et leurs confrères jouets, a bien grandi et va bientôt partir pour l'université. Pensant qu'Andy veut les jeter, les jouets s'enfuient et atterrissent dans la crèche de Sunnyside, le paradis pour des jouets assurés que des enfants joueront bien avec eux, qu'ils ne seront jamais délaissés. Ils rencontrent même plein de nouveaux jouets super accueillants. Sauf que... 

Voici donc la conclusion de la trilogie des jouets. Le premier épisode traitait des états d'âme de Woody, un jouet cowboy menacé d'être supplanté par un autre jouet plus évolué. Dans le deuxième opus, nos jouets devaient choisir : mener une vie bien remplie de jouet abimé, ou une mort à petit feu derrière une vitrine de collection. Enfin, cette dernière partie montre ce que deviennent les jouets quand l'enfant ne joue plus avec eux.

Le studio d'animation poursuit la veine mélancolique amorcée par son précédent film « Là-haut », même si le scénario de chaque livraison comporte sa part de tristesse (Marin et sa famille de poissons rouges décimée à 99%). Avant le futur « Cars 2 », Les « Toy Story » sont pour l'instant la seule série de film produites par Pixar, et la saga exploite le potentiel des personnages sur la durée des trois films, même si on perçoit quand même un essoufflement dans ce dernier épisode. On prend toujours le même plaisir à retrouver ces jouets, un plaisir illustré dans une formidable introduction totalement débridée (au coeur d'une séance de jeu d'Andy) qui laisse la place à une suite plus sage et plus attendue, comme si cette évolution stigmatisait finalement le parcours d'un studio perdant peu à peu sa fraîcheur et son inventivité (il est loin, le temps où les sept mercenaires du cirque venaient au secours des fourmis dans « 1001 pattes »).

Ce « Toy Story 3 » comporte également quelques longueurs. La poursuite finale est franchement interminable, et même si certains jouets sont intéressants car comportent une part sombre, trop de jouets antipathiques installent une sale ambiance : les gentils contre les méchants. Une prison glauque mais pas trop, un humour un peu noir mais se rapprochant trop de « Small Soldiers » sans jamais être aussi drôle, cet univers laisse une sale impression. Heureusement, quelques bons moments permettent de récupérer le public : la rencontre entre Ken et Barbie, Buzz détraqué changeant de personnalité, Monsieur Patate survivant grâce à une tortilla... mais si les deux premiers exemples sont drôles, avouons que nous sommes plus dans « Shrek » que « Toy Story ».

Toujours très bien et sans faille techniquement, « Toy Story 3 » est une petite déception, heureusement rattrapée par une fin dantesque nécessitant un certain nombre de mouchoirs.

jeudi, août 5 2010

Les crevettes du Fantasy Mundial : les Arachnides

Durant la Coupe du Monde de football, l'équipe du « Supplément week-end » a voulu rendre hommage à l'un des films marquants de l'année 2009 « District 9 », ayant pour toile de fond une invasion d'aliens (appelés les "crevettes") en Afrique du Sud. Nous nous sommes amusés à imaginer différentes races d'extra-terrestres se mettant au sport N°1 dans le monde : le Football. Aujourd'hui, les Arachnides du film « Starship Troopers ».

Ecouter l'émission « Supplément week-end » du samedi 12 juin 2010.

LES ARCHNIDES :


Stade : Le Grey Point Stadium de Klendathu

Licenciés : un très grand nombre de licenciés, sport N°1 chez eux

Formation : 

Ultra-défensive, privilégiant les longs ballons d'attaque et le pilonage à distance. Les membres de l'équipe n'en restent pas moins très rapides et dotés d'un fort pouvoir de percussion en duel un contre un. Les adversaires des arachnides devront se méfier des très résistants guerriers de l'infanterie : très difficiles à éliminer en un contre un, et même victimes de clacages ou de tacles par derrière les privant de l'usage d'un membre, ils conserveront encore 83% de dangerosité. Sur les ailes, les sauteurs sont capables de passer outre les rideaux adverses afin de créer des décalages dans le dos des derniers défenseurs. Les tireurs de Plasma seront également à surveiller, tout le monde se souvient de leur frappe lourde ayant canardé les buts de la flotte fédérale.

Forces :

Un sens basique de la coordination mais néanmoins très efficace. Une grande vivacité, des joueurs capables de tricoter le ballon en embrouillant leurs adversaires directs. On les appelle les "Brésiliens de Klendathu" pour leur supériorité technique.

Faiblesses :

Une discipline de fer mais peu de spontanéité, et une tactique assez téléphonée dans l'ensemble. Souffrant d'une absence de créateurs dans l'animation offensive, les phases de jeu sont répétitives et bien muselables. Face à eux, un peu d'intelligence tactique et un bon technicien aux commandes d'une équipe disciplinée peut les vaincre. Le "Tout le monde se bat, personne ne se barre" initié par le sélectionneur Rachek avait bien payé contre eux lors de la dernière Coupe des Confédérations.

L'entraîneur/joueur :

Le Cerveau. Capable de lire la tactique de l'adversaire après un duel rugueux et laissant son alter ego sur le carreau, très lent mais doté d'une vision du jeu sans pareille, cette créature et le gros génie de cette équipe redoutable.

Leurs antécédents :

Capables de se sublimer contre leurs grands rivaux terriens, allez demander leur avis aux Maradona, Batistuta, et autres Léo Messi, qu'ils ont fait cramer pendant la Coupe des Confédérations 2268 à Buenos Aires, ils se souviennent encore de ces frappes de loin très difficiles à capter et arrivant masquées.

Références :
« Starship Troopers » de Paul Verhoeven (1997) d'après le roman « Etoiles, garde-à-vous ! » de Robert A. Heinlein (1959).

mardi, août 3 2010

Des croquis (3)

Le retour des croquis : après les plantes, voici des gens (dans le train, à la plage, à la campagne).

vendredi, juillet 30 2010

« L'agence tous risques »

Ecouter aussi ma chronique radio dans l'émission « Supplément week-end » du samedi 26 juin 2010.

Un film de Joe Carnahan, avec Liam Neeson, Quinton Jackson, Bradley Cooper, Sharlto Copley, Jessica Biel.

Hannibal Smith et sa bande sont des soldats hors pair de la guerre en Irak. Le général en place les charge de récupérer des plaques de faux billets détenues par leurs ennemis, mais la mission est piégée et les membres de la bande sont emprisonnés pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Décidés à prouver leur innocence, ils s'échappent et élaborent un plan.

Cerveau débranché ? Mirettes ouvertes ? La banane prête à apparaître sur le visage ? Si c'est le cas, ce film est pour vous. Par contre, inutile de chercher la moindre cohérence dans tout ce bazar. L'humour décalé des personnages et les aventures cartoon de la série sont bien présents dans le film de Carnahan, décomplexé au possible. Une évasion en pleine incinération, un tank piloté dans les airs, une séance d'UV qui se termine au bord d'un lac, plus c'est débile, mieux cela marche. Toutefois, les péripéties ne franchissent jamais la limite du n'importe quoi intégral et en gardent sous le champignon (il faut en laisser pour les suites).

Le film repose essentiellement sur le quatuor d'acteurs, absolument impeccables. Un Quinton Jackson dans la droite lignée de Mr. T, un Liam Neeson solide et malicieux, un Sharlto Copley (« District 9 ») moins fou-fou que son prédécesseur mais plus attendrissant, et un Bradley Cooper parfait en séducteur, volant presque la vedette à ses petits copains. Le métrage est surtout centré autour du binome Hannibal-Fûté, avec l'idée du passage de témoin en toile de fond. Il est certain que si l'équipe paraît soudée dans ce premier numéro, le scénario du deuxième verra s'opposer les deux hommes. On parie ?

Il ne faut pas crier non plus au grand film devant cette « Agence tous risques ». Le scénario n'est qu'un prétexte à aligner les scènes d'action et les petits moments de complicité entre les personnages. Le jeu du chat et de la souris entre Sosa, la bande des 4, et le loustique de la CIA a quelques ratés dans le moteur, et le dénouement nous laisse un peu sur notre faim, dans un style "tout ça pour ça, déjà fini ?"

Restent bien sûr quelques bons moments entre deux missions musclées, où les membres de l'équipe se taquinent et vaquent à leurs occupations : UV, barbecue décalé, entretien de la crête iroquoise, etc. Les clins d'oeil à la série sont assez nombreux, jusqu'à cette évasion spectaculaire de l'un des membres de la bande, où la jeep crève l'écran projetant... un épisode de la série originelle.

Cette A-Team abandonne donc la débrouille et les cerfs-volants transformés en lance-roquetttes, pour un esprit plus propre et plein de gros moyens. Dommage. Pour finir, l'ironie du film veut qu'il adapte finalement deux séries pour le prix d'une : le plan manigancé par l'équipe fait surtout penser à l'inventivité de ... Jim Phelbes, et donne un aperçu de ce qu'aurait pu rendre une adaptation fidèle de la série « Mission impossible », dont cette « Agence tous risques » est plus proche que les boursouflures avec Tom Cruise.

lundi, juillet 26 2010

« Kick-Ass »

Un film de Matthew Vaughn, avec Nicolas Cage, Mark Strong, Aaron Johnson, Chloe Moretz.

Dave est un geek passionné de comics. Contrairement à ses congénères, il décide de passer à l'acte et se crée une identité de justicier masqué : Kick-Ass. Mais sa première sortie costumée le propulse à l'hôpital dans un état critique. Loin de se décourager, le deuxième essai est le bon : il devient une star suite à une vidéo de son combat postée sur Youtube. Mais la gloire ne va pas sans les ennuis et les ennemis des pourfendeurs du crime. Heureusement, il n'est pas seul, une héroïne de 9 ans et son père veillent au grain.

Ce film de Matthew Vaughn a été développé parallèlement au comic book dessiné par John Romita Jr. et scénarisé par Mark Millar, dont la fin n'avait pas encore été écrite lorsque le tournage du métrage a commencé. Véritable oeuvre hommage aux comics, l'histoire se passe dans notre monde, le jeune Dave est fan de la série « Scrubs », regrette de rater la fin de « Lost » quand il est aux portes de la mort, et fantasme sur sa prof poumonée.

Le parallèle avec Peter Parker est assez évident, et les allusions plus ou moins directes au photographe new-yorkais sont nombreuses. Mélange savoureux entre film de lycéens aux préoccupations geekesques, et grandes chorégraphies d'action à effets spéciaux, « Kick-Ass » joue sur les deux tableaux sans nous épargner de nombreuses scènes gores (dont un personnage brûlé vif au cours d'une séquence magnifique mais éprouvante). Le comics jouait déjà sur ce double registre, où les pleines pages sanguinolentes cohabitaient avec le ton décalé des voix off de Dave, loser devenu par hasard super-héros médiatique.

On préfèrera la 1ère partie de l'histoire, plus drôle, plus décalée, plus centrée sur un Dave maladroit mais attachant, entre deux scènes dans la mafia new-yorkaises et un Mark Strong excellent, à une 2ème moitié plus bourrine, violente et quelque part plus déjà vue (malgré une  bande-son survoltée bien utilisée). Quelques mots pour finir sur Hit Girl, la petite machine à tuer de 9 ans : filmé par des mains moins expertes, cela aurait pu donner un cocktail indigeste "gamine énervante/bourrinage kitsch/festival vomitif schumacheresque", mais ce personnage est la pierre angulaire de cette réussite, bien secondé par un Big Daddy batmanesque, immense dans l'impressionnant plan-séquence de dégommages de gorilles dans l'entrepôt et incarné sobrement par un Nicolas Cage attendrissant.

vendredi, juillet 23 2010

Démon

Aujourd'hui, une petite expérimentation défoulatoire : un mélange de peinture et de patchwork de photos. Il s'agit d'une image sur laquelle j'avais extériorisé ma rage du moment, en début d'année.

mercredi, juillet 21 2010

« Wakfu : Making of Saison 1, T2 » - Collectif - Ankama Editions

Replongez dans la saga animée Wakfu à travers cette série d’artbooks dévoilant illustrations, croquis préparatoires et storyboards, et laisant libre cours aux témoignages des équipes de production dans un climat anti-langue de bois bienvenu.

Alors que France 3 vient de diffuser les trois derniers épisodes de la saison 1 de « Wakfu », Ankama vous propose une série d’artbooks bilingues français-anglais présentant les différentes étapes de création du dessin animé. Après un tome 1 consacré à « L’enfant des brumes » et « Yugo l’eliatrope », ce tome 2 s’articule autour des épisodes « Le corbeau noir », « Miss Moche », et « Les 5 Magnifiques ».

Les très intéressants témoignages et commentaires des collaborateurs insistent sur les difficultés rencontrées lors de la production des épisodes. Dès la première note d’intention anti-langue de bois du directeur artistique d’Ankama et scénariste Tot (il n’est pas fier de « Miss Moche »), le ton est donné. Par exemple, l’équipe s’est faite la main sur « Les 5 magnifiques » à seulement 40 personnes, ce qui donne une première version bourrée d’erreurs et fautes de raccord, et explique la différence entre plusieurs versions de mêmes épisodes, modifiés au fil des rediffusions sur France 3. Certains personnages comme le Corbeau Noir ont aussi été redoublés.

Techniquement, la série bénéficie d’un mélange d’animation flash (permettant d’éviter de redessiner les personnages grâce à un système d’interpolation de points) et d’animation traditionnelle (l’animation flash est parfois limitée) agrémenté de séquences en 3D pour certains effets (la monture du corbeau noir par exemple).

Cette série de livres a tout pour séduire les amateurs d’artbooks, les passionnés d’animation, et bien sûr les fans de la série animée. Les crayonnés du character design, les storyboards, recherches de décor, rapides indications de mise en scènes, jusqu’aux images finalisées et ajouts d’effets, s’enchaînent au rythme des témoignages des collaborateurs symbolisés par des pictogrammes caricaturaux en SD.

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